Le protocole des N’dénian
Comme tous les Ashanti, les N'dénian sont très protocolaires. Ce protocole est lié à la hiérarchisation de la société basée sur le respect de la tradition et surtout des Chefs. Contrairement aux sociétés à génération, chez les Agni, on a toujours affaire à un plus grand ou à un plus petit que soi, mais jamais à son égal. Le protocole est plus sensible à l'occasion des grandes manifestations telles que la fête des ignames, les funérailles, les intronisations…
Les visites à la Cour royale
Les visiteurs sont toujours annoncés par le représentant du Roi ou Porte-canne. Quand le visiteur entre à la Cour, il salue le Roi en s’inclinant en signe de respect. On ne serre pas la main du Roi. Il salue ensuite les Notables et l’assemblée de la droite vers la gauche à haute voix. Le visiteur est invité à s’installer à l’endroit qui lui est réservé. Le Porte-canne lui souhaite akwaba, c’est-à-dire la bienvenue.
Ne sachant pas d’où l’étranger vient et la distance parcourue pour arriver à destination, on suppose qu’il a la gorge desséchée. Aussi, afin de lui permettre de bien transmettre le message, on lui donne un rafraîchissement . Le visiteur accepte la boisson et remercie le représentant du Roi. On lui demande les nouvelles. Le visiteur se lève et donne les premières nouvelles. Le Porte-canne lui renouvelle la bienvenue et donne à son tour les nouvelles de la Cour. Puis on lui demande les nouvelles définitives, c’est-à-dire l’objet réel de la visite. Après l’échange des nouvelles, on lui indique son hôte chez qui il doit loger.
Comment prendre la parole à la Cour
Pour prendre la parole, il faut s’adresser toujours au Porte-canne. Mais avant de le faire, des dispositions préalables s’imposent. Au nombre des ces dispositions, nous pouvons mentionner :
– Se tenir debout ;
– Se décoiffer si on porte un chapeau ;
– Se découvrir la poitrine si on est en pagne ;
– Se déchausser du moins le pied droit si on porte des sandalettes ;
– Evitez d’agiter la main gauche (c’est un signe d’irrespect).
Lorsque l’étranger ne connaît pas les coutumes, il est conseillé de se choisir un intermédiaire connaissant bien les coutumes. Quand on s’assoit à la Cour royale, il ne faut jamais croiser les jambes (c’est un signe d’irrespect).
Comment prendre congé du Roi
A la fin de sa visite, l’étranger demande la route à trois reprises. Les réponses aux deux premières demandes sont négatives. A la troisième demande, on lui donne une partie de la route.
Les derniers articles
-
Entre mémoire et survie, le pont colonial de Minfla au bord de l’effondrement
Véritable lien historique et économique entre les régions de la Marahoué et de la Béré,…
-
Le Saaprô de Duafla, une danse gouro préservée par Tra Bi Lohouri Honoré
Considéré par les autorités locales comme l’un des acteurs culturels les plus influents de la…
-
Au cœur du Djandja: le parc archéologique d’Ahouakro, trésor millénaire de la Côte d’Ivoire
Une entrée majestueuse, porte vers l’inconnu Dès l’arrivée, le Djandja impose sa grandeur. Des fromagers…
La Côte d'Ivoire, c'est une invitation au voyage, à la découverte de cette étonnante Afrique à la richesse souvent ignorée. Rezoivoire
- Entre mémoire et survie, le pont colonial de Minfla au bord de l’effondrement
- Le Saaprô de Duafla, une danse gouro préservée par Tra Bi Lohouri Honoré
- Au cœur du Djandja: le parc archéologique d’Ahouakro, trésor millénaire de la Côte d’Ivoire
- Tagrouparehoin, un village en pleine métamorphose dans le département de Lakota
- Les lignages matrilinéaires, socle des alliances entre les peuples Gban et Bété de Gagnoa
- Bonoua: Dans la pure tradition Abouré
- Le peuplement Faafouê dans la Côte d’Ivoire actuelle de 1721 au XIX ème siècle
- La Forêt Classée du Mont Korhogo : Sanctuaire écologique et spirituel des Sénoufo
- Le Musée Charles A. Combes
- Le mariage Malinké
