Inhumation d’Allah Thérèse: Danger à l’horizon ?
Lors de notre séjour à Konankokorékro, il y avait comme une chape de plomb qui planait sur tout le village. Tout le monde attendait le jour de l’inhumation de la diva de la musique tradi-moderne baoulé avec impatience. Mais la question qui revenait à tout moment était la suivante : où Allah Thérèse sera t-elle inhumée ? Loin de paraître une question anodine cette interrogation a tout son sens selon les parents de son défunt mari. En effet pour ces derniers, selon la dernière volonté exprimée par l’artiste, elle devrait être ensevelie auprès de son défunt mari Ngoran Laloi. Ils le répètent en chœur : » Nul n’a le droit d’aller contre la dernière volonté de la défunte « . Soit !
Mais cette donne ne semble pas rencontrer l’adhésion des parents biologiques ( natifs de Gbofia ). Pour ces derniers, leur » fille » quoiqu’ayant été la compagne reconnue de Ngoran Laloi n’a jamais été mariée selon la tradition en vigueur. En clair la défunte n’aurait pas été » dotée » par son époux dans la pure tradition akan, du coup sa volonté de reposer auprès de son époux n’est qu’un vœux pieux . Là-dessus ses parents de Gbofia n’ont pas totalement tort du moment où le vœu de la chanteuse n’a pas été acté par un acte juridique ( testament ) rendant du coup impossible son application.
Or si l’on veut se fier à la tradition akan dans ce cas d’espèce, l’union entre les deux artistes n’a jamais existée si celle-ci n’a été légitimée par la cérémonie de dot. Du coup le rêve d’Allah Thérèse de reposer auprès de son compagnon ne sera qu’une chimère. C’est vrai que de son vivant lors d’une émission-télé l’artiste a souhaité qu’à sa mort ses funérailles et son enterrement soient confiés à l’Etat ivoirien mais face à un tel dilemme il est impérieux qu’une solution négociée soit trouvée afin qu’elle repose en paix à jamais. Pour l’instant les deux camps se disputent le lieu d’inhumation de la défunte en attendant la date officielle des funérailles qui sera sans doute connue après l’épisode de la pandémie à Coronavirus.
Raymond-Alex LOUKOU
Les derniers articles
-
Entre mémoire et survie, le pont colonial de Minfla au bord de l’effondrement
Véritable lien historique et économique entre les régions de la Marahoué et de la Béré,…
-
Le Saaprô de Duafla, une danse gouro préservée par Tra Bi Lohouri Honoré
Considéré par les autorités locales comme l’un des acteurs culturels les plus influents de la…
-
Au cœur du Djandja: le parc archéologique d’Ahouakro, trésor millénaire de la Côte d’Ivoire
Une entrée majestueuse, porte vers l’inconnu Dès l’arrivée, le Djandja impose sa grandeur. Des fromagers…
La Côte d'Ivoire, c'est une invitation au voyage, à la découverte de cette étonnante Afrique à la richesse souvent ignorée. Rezoivoire
Actualité
- LafargeHolcim Côte d’Ivoire renforce l’offre éducative à Sokouamékro en remettant la phase 2 de l’école primaire publique.
- Treichville célèbre sa première « Grande Fête de la Salubrité » : Une mobilisation citoyenne exemplaire avec LafargeHoclim
- Les e-Talentueuses : Un Programme d’Autonomisation Numérique pour les Femmes Entrepreneures S’Achève en Apothéose
- Vridi 3 : LafargeHolcim offre une formation pour booster l’entrepreneuriat féminin
- Art et écologie : vers une culture durable et responsable, quand la rue devient une école verte
- Côte d’Ivoire: La 2ᵉ édition des Journées nationales du producteur (JNPCA) se tiendra les 23 et 24 janvier 2026 à Yamoussoukro
- Witti Finances et SUNU Assurance Côte d’ivoire s’unissent pour lancer « Witti mon appui », une offre de micro-assurance inclusive et innovante
- WITTI FINANCES récompensée pour son engagement exemplaire en faveur de l’emploi décent en Côte d’Ivoire
- Rentrée télévisuelle 2025 : A+ IVOIRE mise sur créativité, proximité et fictions 100 % locales
- Propreté urbaine : quand les entreprises s’engagent pour le bien commun
