
Gbagbo veut s'attaquer à la cybercriminalité
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a dévoilé à Yamoussoukro de son intention de s'armer juridiquement aux fins de « traquer sans merci la cybercriminalité », un fléau qui gangrène les économies africaines.
M. Gbagbo, qui s'exprimait mardi à l'ouverture officielle des travaux de la Conférence régionale africaine sur la cybersécurité, a demandé à son ministre des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), Ahmed Bakayoko de faire «que nous soyons armés juridiquement ».
Selon lui, cela passe d'abord par l'identification systématique de tous ceux qui achètent des puces électroniques pour téléphone portable en vue parer aux sms indélicats.
Il y a peu, certains avaient annoncé de fausses nouvelles d'enlèvement d'enfants en Côte d'Ivoire, ce avait provoqué une psychose généralisée.
« Il faut aussi que la loi elle-même nous protège », a ajouté le chef de l'Etat ivoirien en insistant sur les moyens juridiques à donner aux juges afin de traquer les cybercriminels.
«Présentez-moi rapidement un projet de loi dans ce sens et nous allons le booster afin qu'il soit adopté. », a-t-il poursuivi en s'adressant au ministre Ahmed Bakayoko.
Pour le président ivoirien, la cybercriminalité dépasse les frontières. Au-delà des dispositions légales à prendre pour notre pays, ajoute-t-il, nous pouvons proposer des projets à nos amis de la CEDEAO en décembre prochain et à l'Union Africaine en Janvier 2009.
Une fois que ces dispositions légales sont adoptées par tous, les lois nationales peuvent dès lors s'établir et s'harmoniser, a renchéri le président Laurent Gbagbo.
«Nous pouvons être attaqués ensemble, c'est ensemble que nous devons réagir », a martelé M. Gbagbo.
Auparavant, le chef de l'Etat avait fait l'apologie des NTIC et conseillé son introduction dans le cursus scolaire des pays africains.
Malheureusement, a-t-il déploré, la découverte de cette merveilleuse invention qu'est l'informatique a créé son revers qu'est la cybercriminalité.