
Ouverture à Abidjan de la première conférence ouest africaine des chirurgiens urologues
La première conférence ouest africaine des chirurgiens urologues destinée à évoquer les grands problèmes urologiques de l'heure notamment la fistule et le cancer de la prostate, s'est ouverte mardi à Abidjan.
Faire l'etat des lieux de la pratique de l'urologie en Afrique et renforcer les relations entres les spécialistes sont en outre les objectifs que vise cette première conférence ouest africaine des chirurgiens urologues qui s'achève vendredi.
« Le gros problème, c'est la fistule uro-génitale. Ce sont des accidents qui surviennent chez les femmes au cours de l'accouchement après un travail particulièrement difficile » a expliqué le professeur Georges Armand Ognin, par ailleurs président du comité d'organisation de cette conférence.
Il en résulte selon lui une communication anormale entre la vessie et le vagin qui fait que les femmes urinent en permanence.
« C'est très stressant et handicapant pour ces femmes qui sont pratiquement exclues de leur milieu » a-t-il fait remarquer.
Pour le professeur Ognin « la meilleure manière de traiter ces femmes, c'est la prévention par le suivi de ces femmes au cours de l'accouchement. Cette prévention se fait en amont par les gynécologues et en aval le traitement se fait par les chirurgiens les urologues ».
« Nous techniciens, sommes réunis pour voir comment harmoniser nos positions pour une meilleure prise en charges de ces patients » a-t-il encore expliqué à propos des objectifs de cette rencontre.
Le deuxième gros problème, a poursuivi le président du comité d'organisation « c'est le cancer de la prostate ».
« C'est un cancer qui se guérit à condition d'être dépisté particulièrement tôt », a-t-il assuré.
« Nous devrons harmoniser nos points de vue pour une meilleure prise en charge et dépistage de ce cancer pour qu'ensemble nous pussions dépister en matière de cancérologie mais aussi et surtout prendre en charge ces patients par ce que le cancer de la prostate se guérit aujourd'hui » a conclu le professeur Georges Armand Ognin.