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La Charge Des Eléphants
1965 : la Première
Dirigé par Bissouma Tapé, les "Eléphants" se retrouvent dans le groupe B, à Sfax dans le sud de la Tunisie, en compagnie du Ghana
tenant du titre, et du Congo Léopoldville (RD. Congo), qui a remplacé au pied levé le Soudan forfait. Le 14 novembre, les Ivoiriens
disputent leur premier match, face au Congo. Bien qu'à court de compétition, les Congolais à l'image de leur stratège Kalala Mukendi
font le spectacle Mais à l'arrivée, ils sont laminés (3 - 0) par une sélection Ivoirienne plus réaliste. Par trois fois, Eustache
Manglé le "Lion" trompe le portier Congolais Ngoie pour assurer la victoire des siens. Cinq jours plus tard à Bizerte, les "Eléphants"
rencontrent le "Black Star" du Ghana. Et dès le début de la rencontre, ils perdent leur excellent gardien Jean Keita, sur blessure.
Théo Dossou son remplaçant n'est pas à la hauteur. La Côte d'Ivoire s'incline lourdement (4 - 1). Ben Achéampong, Kwamenti, Lutdrot
et Ossei Koffi sont les buteurs Ghanéens. "Jo" Blézziri sauve l'honneur des Ivoiriens. Le match pour la troisième place opposent les
"Eléphants" à leur bête noire du moment, le "Lion" du Sénégal. Cette fois, les joueurs de Bissouma Tapé ne manquent pas l'occasion de
vaincre le signe indien. Grâce à l'opportunisme de leur attaquant Konan Yoboué "Pelé" meilleur homme du match, ils déjouent les
pronostics et s'adjugent la troisième place. Le retour au pays est triomphale. Tapé Bissouma l'entraîneur est promu ministre des
sports.
1968: La Campagne d'Ethiopie
Dès 1967, les Eléphants ont à leur tête un ancien maître d'éducation physique, Paul Gévaudan. Cet adepte du jeu physique les aide à se
défaire du Togo et du Nigeria en matchs éliminatoires, pour accéder à la phase finale, qui se déroule en Ethiopie. Janvier 1968. La
Côte d'Ivoire se retrouve dans le groupe d'Addis Abéba en compagnie de l'Ethiopie, de l'Ouganda et de l'Algérie. Pour leur première
sortie, les Ivoiriens sont opposés à l'Algérie, qu'ils atomisent par trois buts à zéros. Bozou, le joueur du Stade d'Abidjan très
entreprenant, montre la voie en inscrivant le premier but. Mais, l'attention se porte sur un jeune avant centre de 21 ans qui évolue
sous les couleurs de l'ASEC d'Abidjan, Laurent Pokou .Par deux fois, ce footballeur d'instinct trouve le chemin du but Algérien. Le
14 janvier, un but de Bekouresion donne la victoire à l'Ethiopie au détriment des Ivoiriens. La rencontre est émaillée d'incidents.
Jean Keita le gardien des Eléphants est lapidé par la foule. Deux jours après le traquenard dans lequel ils sont tombés, les Ivoiriens
grâce à Pokou et Manglé l'emportent sur le Soudan (2 - 1). En demi-finale, ils rencontrent le Ghana à Asmara. Et le complexe Ghanéen
joue une fois de plus. Malgré un immense Pokou auteur de deux buts, et un pénalty réussi par Konan, les Ivoiriens s'inclinent pendant
les prolongations (4 -3). Bien que déçus, les joueurs de Gévaudan (dont les options tactiques sont ouvertement critiquées par la presse)
s'adjugent la troisième place au détriment de l'Ethiopie, grâce une nouvelle fois à leur redoutable buteur, Pokou.(1-0). Juin 1968 :
Un jeune entraîneur allemand débarque en Côte d'Ivoire pour prendre en main les destinées de la sélection. Peter Schnittger qui sort
de la rigoureuse école de Cologne gagne très vite l'estime des joueurs. C'est à lui que revient l'honneur de les conduire à Kartoum au
Soudan en 1970.
1970: La bande à Peter
Après une qualification facile au détriment du Mali (4 - 0), (0 - 0), la Côte d'Ivoire accède pour la troisième fois consécutive au
tournoi finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Pour leur première rencontre, les Ivoiriens sont opposés au Cameroun, néophyte dans
l'épreuve .Par deux fois, Pokou donne l'avantage aux siens .Mais, les Camerounais et Koum (2) puis Ndoga l'emportent à l'arrivée.
(3 - 2). Le 8 février, les Eléphants se rachètent face au Soudan, futur vainqueur de l'épreuve (1- 0), grâce à une tête plongeante
de Tahi, sur un centre de Laurent Pokou en toute fin de rencontre. Deux jours plus tard, devant l'Ethiopie, Pokou,Yoro,Sery wawa,
Akran et la troupe ne font pas de sentiment .Après l'ouverture du score par Losséni, Laurent Pokou exploite à merveille les services
du stratège Kallet, pour tromper à cinq reprises la défense Ethiopienne et son gardien Mikael. (6 - 1) à l'arrivée! Le record de
Pokou, qu'on surnomme" l'homme d'Asmara" depuis la campagne d'Ethiopie tient toujours ! En demi-finale, les Ivoiriens retrouvent ...
le Ghana. Malheureusement pour eux, l'histoire se répète. Losséni répond à un but du meneur de jeu ghanéen Ibrahim Sunday. Et c'est
encore durant les prolongations que le "Black Star" l'emporte suite à un but de son attaquant Malik Jabir. Pour la troisième place, les
joueurs de Peter Schnittger sont battus par Hassan Chazli (3 buts) et l'Egypte, malgré un huitième but dans le tournoi de l'inévitable
Laurent Pokou. A son retour à Abidjan, la délégation est reçue avec les honneurs. Laurent Pokou est élevé au rang de star; Peter
Schinttger est décoré mais curieusement, son contrat n' est pas renouvelé. Son départ marque le début d'une longue éclipse du football
Ivoirien qui manque la qualification pour Yaoundé en 1972. Le Brésilien Santa Rosa qui succède à Peter parti pour le Cameroun, se fait
remarquer par son autoritarisme. Il exclut Pokou de la sélection pour indiscipline. Mais devant la colère des supporters, il le
réintègre en 1973. Les résultats ne se font pas attendre, et les "Eléphants" écrasent tout sur leur passage, avec un succès
retentissant (3 - 0), à Kumassi face au Ghana, qui leur ouvre les portes de la CAN 74, en Egypte.
1974 : La déception
Pokou qui a opté en Janvier pour le Stade Rennais (France), est présent en mars au milieu de ses coéquipiers .Mais, sa présence à elle
seule ne suffit pas pour éviter le naufrage. Après l'échec de Méhalla le 2 mars face à la Zambie et son buteur Kaushi, puis le nul
heureux contre l'Ouganda (2 - 2), Kobinan (2) et Mobirou (2 pour l'Ouganda), les Eléphants sont défaits par l'Egypte du redoutable
Chazli et de Khalil (2 -0). Cet échec de "l'Ajax de l'Afrique" est durement ressenti du côté d'Abidjan. Santa Rosa est prié de faire
ses bagages. Il est remplacé par Gérard Gabo. Mais sans succès car les éléphants ratent les rendez-vous de Addis-Abéba en 1976, et de
Accra en 1978.En revanche, Ils se qualifient pour la douzième phase finale de la CAN, qui se déroule à Lagos, au Nigéria en 1980.
Gabo va s'appuyer sur les chefs de file de la nouvelle génération que sont Pascal Miézan, Laurent Zahui,Dié Fonèye, Gbizié, pour
épauler le "vieux" Pokou.
1980 : Des Eléphants sans défense
Le 8 mars, au Stade Suruléré de Lagos, les Ivoiriens affrontent l'Egypte. Les joueurs du Nil prennent vite la direction du match et
marquent à deux reprises par Maher Hamam et Mokhtar Mokhtar. C'est Ani Gomé qui est l'auteur du but ivoirien.(2 - 1). Le mercredi 12
mars, la Côte d'Ivoire tient en échec le Nigéria (0 -0)devant une foule déchaînée. Ségun "Mathématical" Odégbami l'attaquant vedette
des "Green Eagles" nigérian est bien muselé par Emile Gnaoré, l'impitoyable défenseur de l'Africa Sports. Trois jours après, les
"Eléphants" ne parviennent pas à l'emporter sur la Tanzanie. Kobénan Kouma montre pourtant le chemin de la qualification grâce à
un joli coup franc. Mais, mal inspirés, les joueurs de Gabo vont être rejoint à la marque par Peter Tino et son équipe (1-1).Et
c'est le profil bas qu'ils quittent la compétition. Ce 15 mars, Laurent Pokou, l'une des plus grandes légendes du football africain
fait ses adieux à la CAN. La Côte d'Ivoire fait une impasse sur la CAN 82 qui se déroule en Libye. Pour mieux préparer la quatorzième
phase finale, qu'elle organise, sur ses terres à Abidjan, en mars 1984.
Source africafoot.com
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