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Villages d'enfants SOS d'Abobo et d'Aboisso: SOS pour les orphelins Jack Louamy [ 14/11/2006 ]
Villages d'enfants SOS d'Abobo et d'Aboisso: SOS pour les orphelins
Une visite dans les villages d'enfants SOS de Côte d'Ivoire nous a permis de faire un constat : les pensionnaires de ces villages en plus d'avoir été abandonnés par leurs géniteurs, ne bénéficient d'aucun soutien de l'Etat, ni de la population ivoirienne.
Après la seconde guerre mondiale, la création d'orphelinats de types particuliers s'avérait nécessaire afin de prendre en charge les enfants en détresse. C'est ainsi que les villages SOS ont vu le jour depuis 1949. Dans ces orphelinats, l'enfant recueilli est placé dans une maison comprenant une dizaine d'autres enfants. Tous ces enfants deviennent pour la circonstance des frères et soeurs. Un homme et une femme jouent le rôle de père et de mère pour ces enfants; l'objectif étant de créer un environnement familial pour ces mômes. Un village SOS a donc en son sein plusieurs maisons de ce genre.
En Côte d'Ivoire, il existe deux (2) villages SOS. Le premier fut créé en 1970 à Abobo-gare. Le second a quant à lui a vu le jour à Aboisso en 1983. Depuis 36 ans donc, les villages SOS fonctionnent sous l'autorité de l'Autriche qui abrite le siège social. Mais chaque village SOS de Côte d'Ivoire fonctionne de façon indépendante. Les villages SOS en plus des maisons d'accueil, comprennent chacun une école primaire, un jardin d'enfant, un air de jeu, et un centre médical en leur sein.
Les pensionnaires des villages SOS rappelons le, sont soit des enfants abandonnés, soit des orphelins. L'enfant retrouvé est d'abord déclaré à la police puis admis ensuite dans une pouponnière. Il revient ensuite au gouvernement d'adresser une demande aux villages SOS pour l'admission de l'enfant. Mais un enfant ne peut être admis dans un village SOS que s'il a entre 0 et 5 ans. Au-delà de 5 ans, l'enfant est orienté vers d'autres institutions telles que le BICE, l'orphelinat etc. Les enfants handicapés également ne sont pas acceptés dans les villages SOS pour la simple raison que ces centres ne disposent pas de matériel adéquat pour leur prise en charge.
En Côte d'Ivoire, les enfants SOS souffrent doublement de leur condition d'enfants abandonnés; car figurez vous, en dehors des 400 millions de F cfa alloués annuellement aux deux (2) villages SOS du pays, l'Etat de Côte d'Ivoire n'intervient aucunement. Toute cette charge revient seulement à la France, la Suisse, et certains volontaires appelés des parrains, qui viennent en aide de temps en temps aux villages SOS. Les parrains estimés à 15 personnes au total, interviennent par moment avec des apports en nature, ou en espèce. Toute fois, il existe une chaîne d'amitié entre les villages SOS et les membres du Rotary club.
Depuis leur création, les villages SOS de Côte d'Ivoire n'ont connu aucun aménagement véritable. Vu de l'extérieur, le village SOS d'Abobo parait reluisant. Mais à l'intérieur, le constat est triste. Les murs sont délabrés, fissurés par endroits. Les installations sanitaires sont vétustes au point où il arrive que les tuyaux de conduite d'eau cèdent entraînant à la longue des factures salées.
A Aboisso, le décor n'est pas tellement différent. Le comble c'est que là, il n'y a même pas de clôture. Les enfants SOS à Aboisso sont donc exposés à des dangers tels que les kidnappings et les morsures de reptiles. Outre toutes ces difficultés, les villages d'enfants SOS sont confrontés à l'épineux problème d'insertion professionnelle.
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