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DOSSIER

Parc national du Banco: poumon d'Abidjan
Jack Louamy | 28/1/2007

Actualité

La parc national du Banco, poumon d'Abidjan se porte mal. Cela est du aux multiples agressions dont il fait l'objet. Pour en avoir une idée, nous y avons jeté un regard.

Aux portes de la capitale, en bordure de l'autoroute, s'étend à perte de vue le parc national du Banco (PNB) sur une superficie de 3 000 ha. Cette forêt qui favorisait un bon climat à Abidjan, est en voie de disparition si l'on n'y prend garde. Des espèces de bois telles que les acajous, framirés, avodirés, niangons sont devenus très rares. En plus du braconnage pour lequel les responsables de l'office ivoirienne des parcs et réserves (OIPR) ont mis sur pied des équipes de surveillance, l'exploitation abusive des essences au sein de ce parc est devenue monnaie courante. Pourtant, cette forêt apporte beaucoup aux abidjanais. La forêt du Banco produirait à elle seule 68 000 tonnes d'oxygène dans l'air. C'est véritablement le poumon d'Abidjan. Selon le M Gouessé Aïdara Lanciné, DG de l'OIPR, « le parc national du Banco favorise la qualité de l'air sur les bords de la lagune Ebrié. »

L'exploitation abusive de la forêt il faut le dire, entraîne souvent des conséquences graves. Prenons pour exemple l'harmattan qui sévit en ce moment dans le district d'Abidjan. Chose à laquelle nous n'étions pas habitués avant. Ou encore cette forte canicule due aux rayons de plus en plus forts du soleil. Ces phénomènes s'expliquent par le fait que la barrière verte qui existait entre le nord et le sud, a été détruite. Les abidjanais payent donc les conséquences de l'abattage abusif des bois.


Un agent des eaux et forêt qui a gardé l'anonymat, nous confie qu'il y a des grignotages permanent sur les limites du parc. Certaines personnes y entre aussi pour aller chercher du bois, d'autres des médicaments. D'autres encore dans leur propension destructive, vont jusqu'à abattre des espèces d'arbre en voie de disparition.

Le parc national du Banco considéré jadis comme un nid de bandit et de drogué, est tout de même devenu un lieu de détente. Il y a en permanence des patrouilles mixtes de l'état major, de la gendarmerie, et des eaux et forêts qui veille à la sécurité des visiteurs. Les gens s'y rendent donc tous les jours pour des parties de picnick, pour des recherches, ou même pour des cérémonies de baptême ou simples excursions. Avec sa piscine naturelle, le parc national du Banco est un véritable lieu de détente et de distraction qu'il faut exploiter.

Bien qu'étant vaste, la forêt du Banco a besoin d'une palissade comme le souhaitent d'ailleurs certains agents rencontrés sur place. Comme le parc national de Rio de Janeiro au Brésil, le parc national du Banco mérite un peu d'égard pour la bonne santé des abidjanais.

 

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