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Reportage

Logement à Abidjan: véritable casse tête chinois
Jack Louamy  [ 24/11/2006 ]


Logement à Abidjan: véritable casse tête chinois

De nos jours, avoir un toit à Abidjan n'est pas chose facile. Obtenir un logement accessible à sa bourse révèle d'un miracle tant les loyers et cautions présentés sont exorbitants.

Se loger à Abidjan de nos jours n'est pas une mince affaire. Il vous suffit de sillonner les agences immobilières pour voir la réalité. Non seulement le loyer des maisons qu'on vous propose est élevé, mais en plus on vous demande plusieurs mois d'avance et caution. Ce qui rend quasiment impossible l'acquisition de cette maison. Et dire que certains propriétaire de maison on du mal à restituer la caution au terme du contrat de location. Aujourd'hui à Abidjan, des bâtiments s'élèvent, des maisons sortent de terre comme des champions. L'étranger qui foule pour la première fois le sol ivoirien croira que l'ivoirien n'a pas de problème pour ce loger. Et pourtant. La masse est confrontée aux dures réalités pour l'acquisition de logement décent.  Cela n'est pas seulement le cas à Abidjan. Plusieurs autres villes du pays connaissent également ce problème. Mais qu'est ce qui a engendré une telle situation ? La  guerre qu'a connue la Côte d'Ivoire serait le facteur prédominant de ce problème de logement. En effet, depuis Septembre 2002, il y a eu un exode massif des populations du Nord fuyant la guerre, vers le Sud et particulièrement Abidjan. Cette migration n'a pas été sans conséquences. Certaines villes de la Côte d'Ivoire ont vu du coup le nombre de leur population s'augmenter. Un tel accroissement de l'effectif de ces villes a eu des répercussions au niveau de l'habitat. Faut il encore rappeler que notre pays accueil aussi un nombre important d'étranger ? Tout se beau monde constitué pour la plupart de petits salariés, sont obligés de s'installer dans des conditions précaires dans les quartiers périphériques d'Abidjan.

En son temps, les pouvoirs publiques avaient mis en place une politique qui permettait aux populations d'obtenir des maisons à moindre coût. Il y avait des sociétés immobilières telles que la SICOGI, et SOGEFIHA qui offraient aux acquéreurs deux options : la location simple et la location vente. Cette dernière option qui était d'ailleurs la plus prisée permettait aux petits salariés de débourser une somme mensuelle pour payer leur loyer jusqu'à ce que la maison leur revienne définitivement. Ce système a permis a beaucoup d'ivoiriens d'obtenir un toit. Aujourd'hui avec la disparition de la SICOGI et de la SOGEFIHA, d'autres sociétés immobilières ont vu le jour. Mais les conditions qu'elles soumettent aux acquéreurs ne sont pas accessibles à tous. En plus, toutes les nouvelles constructions sont de haut ou moyen standing, et leur coût varie entre 10 et 50 millions de francs CFA. Quant au plan crédit immobilier, il n'y a plus que la BHCI sur le terrain. Pour équilibrer l'offre et la demande, cette banque soumet plusieurs critères tels que être domicilié (avoir son compte) à la BHCI, avoir un emploi stable, être légalement marié.

Comme on peut le constater, l'obtention d'un toit à Abidjan n'est plus à la porté de tous. Alors que cela ne devrait en principe constituer aucun problème pour les populations. Il est donc temps que l'Etat mette en place des instruments afin de maîtriser définitivement ce problème.

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