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Front populaire ivoirien (FPI)

Ayant déposé ses statuts deux mois avant la reconnaissance du multipartisme le 30 avril 1990, le Front populaire ivoirien (FPI), né dans la clandestinité en 1982 et dirigé par Laurent Gbagbo, depuis novembre 1988, après ses six ans d'exil en France et à l'issue d'un Congrès clandestin sur le terrain, est le parti politique qui incarne historiquement la lutte contre le parti unique en Côte d'Ivoire et pour la transition pacifique à la démocratie.

Aux premières élections générales de 1990, face à l'omnipotence du Parti démocratique de Côte d'Ivoire/Rassemblement démocratique africain (PDCI/RDA) de Houphouet Boigny (100% des suffrages à la présidentielle de 1985 !), Laurent Gbagbo obtient officiellement 18,5 % des suffrages et le FPI arrache 9 des 175 sièges à l'Assemblée auxquels il faut ajouter la conquête de six communes.

En 1995, deux ans après la mort d'Houphouet, le FPI boycotte la présidentielle au regard de ses conditions d'organisation (Henri Konan Bédié élu avec 97 % des voix), et emportent 13 sièges (8 en 1995 + 5 en 1996) ainsi que 13 communes.

Alors que le pays est plongé dans un Etat d'exception suite au coup d'Etat militaire endossé par le général Guéi en décembre 1999, l'élection présidentielle du 22 octobre 2000 voit la victoire du Président du FPI, Laurent Gabgbo, avec 59 % des suffrages et une participation de 37,5 % dans un pays où elle dépasse rarement 40 %.

Aux élections législatives de décembre 2000, le FPI obtient une majorité relative en emportant 96 des 225 sièges. Aux municipales de mars 2001 où le corps électoral ne représente que 60 % du corps électoral national car nombre de villages ne sont rattachés à aucune commune, avec 24 % des suffrages (264 000 voix), le FPI, souvent victime de listes dissidentes, ne gagnent que 33 des 197 communes (62 communes pour le Rassemblement des républicains (RDR), parti d'opposition d'Alassane Ouattara, avec 295 000 voix, soit 26,8% des suffrages ; 60 communes pour le PDCI/RDA, qui participe au gouvernement, avec 297 000 voix, soit 27%. ; 43 communes pour les indépendants -au sein desquels sont notamment classés les « dissidents »- avec 212 000 voix, soit 19,3% des suffrages ;1 commune pour le Parti ivoirien des travailleurs (PIT) avec 25 000 voix, soit 2,3% des suffrages).

Les élections départementales de juillet 2002 constituent le dernier vrai test national. le FPI est arrivé en tête avec environ 34 % des voix contre 32,5 % à l'ancien parti unique PDCI et 27 % au RDR de Alassane Ouattara. Le FPI l'a emporté dans 18 des 58 départements (18 pour le PDCI et 10 pour le RDR), mais il occupe 23 Présidences dans le cadre des alliances.

Suite à l'échec du coup d'Etat militaire du 19 septembre 2002 qui a plongé la Côte d'Ivoire dans une crise durable, les accords politiques de Marcoussis, amendés à Accra, ont laissé une dizaine de portefeuilles au FPI dans l'actuel gouvernement (contre 18 au moment du coup d'Etat).

Le FPI a été admis à l'Internationale socialiste avec le statut de membre consultatif au Congrès de Berlin en 1992. Il est membre de plein droit de l'IS depuis le Congrès de New-York en 1996 et a accueilli à plusieurs reprises le Comité Afrique (notamment en novembre 1994 et octobre 2002). Le Président du FPI, Pascal Affi N'Guessan a été élu Vice-président de l'Internationale socialiste au Congrès de Sao Paulo en octobre 2003.

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