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Aboisso : Les protagonistes d'Ahigbé -Koffikro sensibilisés à la paix Fraternité Matin [ 30/6/2009 ]
Après les affrontements meurtriers entre communautés baoulé et malinké le 18 juin dernier, à Ahigbé-Koffikro (Aboisso), les Baoulé dudit village ont déserté leur quartier par peur des représailles. Ils se sont réfugiés dès le lendemain chez des amis et parents dans 6 villages environnants.
Face à cette situation, l'administration ne pouvait rester inactive. C'est pourquoi, le préfet de région, Seydou Gogoua Bernard, a entamé une tournée de sensibilisation à la paix à l'effet d'y ramener définitivement la quiétude et le calme. Il a, à cette occasion, invité les déserteurs à rejoindre leur village sans crainte et les a rassurés de la protection de la force publique. C'était mardi dernier. Quant à la communauté malinké, il lui a demandé de pardonner et d'accepter le retour de leurs tuteurs, les Baoulé. De sorte que, ensemble et comme à l'accoutumée, ils se consacrent à la construction et au développement du village.
Ce message a été salué et apprécié par l'ensemble de la communauté malinké. Qui, à travers MM. Amara Touré, Sylla Oumar et Inza Sogola, respectivement responsables de la communauté, de la jeunesse et de la congrégation musulmane, ont remercié le préfet pour avoir éteint le feu qui avait failli consumer Ahigbé-Koffikro. Où ils ont toujours vécu en bonne intelligence avec leurs hôtes. Non sans avoir regretté ces affrontements. Aussi ont-ils pris l'engagement ferme de ne pas s'en prendre aux Baoulé et de les recevoir avec la paix du cœur.
Le préfet, heureux de l'issue, a remercié toute la population, les notables, le président du conseil général pour leur implication réelle dans la résolution de cette crise. En attendant que la paix s'installe véritablement, un couvre- feu court tous les soirs de 22h à 6h du matin.
Rappelons que les deux communautés s'étaient affrontées le 18 juin. Elles se disputaient la gestion du château d'eau et du marché. Ces affrontements avaient fait un mort et plusieurs blessés.
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