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L'opposant Morgan Tsvangirai se retire des négociations au Zimbabwe APA [ 13/8/2008 ]
Le leader de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, s'est retiré mardi des négociations pour le partage du pouvoir, mais s'est abstenu de commentaires, quant à la suite des travaux, alors qu'une déclaration du médiateur sud africain, le Président Thabo Mbeki est attendue pour « plus tard », a appris APA sur place à Harare.
Ces derniers développements laissent redouter un échec après trois jours de discussions sur le partage du pouvoir au Zimbabwe, entre Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai et Arthur Mutambara, leader de la faction dissidente du Mouvement pour le Changement Démocratique (MDC)
.Les négociations ont connu un ralentissement depuis dimanche, alors que des rumeurs faisaient état de divergences « si profondes » qu'il était « impossible » aux leaders en discussions de parvenir à un accord,.
Le principal point de blocage opposant Mugabe et Tsvangirai a trait à la répartition des domaines de compétences de chacun, dans le gouvernement à former.
Mugabe avait exprimé se confiance de voir les différends résolus pour parvenir à la signature d'un accord.
L'échec des négociations laisse Mbeki dans une position délicate, à la veille de la tenue, le week-end prochain, en Afrique du Sud, du Sommet de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC).
Thabo Mbeki devra, au sortir de ces assises, assurer la présidence tournante de l'Organisation régionale, en remplacement de son homologue zambien, Levy Mwanawasa, malade.
S'il voulait se présenter à ses pairs, qui l'avaient investi médiateur dans la crise, avec un résultat positif, la déception devrait être immense pour Mbeki, qui aurait bien pu exploiter un succès diplomatique, à des fins de politique intérieure. . Sans compter que même au plan régional, sa gestion du dossier Zimbabwe a été très critiquée par quelques uns de ses homologues de la SADC.
Plus radical que tous les autres membres de la Communauté d'Afrique australe, le Chef de l'Etat du Botswana avait affirmé, qu'il boycotterait le sommet si les parties à la crise ne parvenaient pas à un accrod.
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