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Des planteurs demandent pardon au Chef de l'Etat pour les fautes commises dans la filière AIP [ 3/7/2008 ]
Des planteurs, se réclamant de l'Association nationale des producteurs de café et de cacao de Côte d'Ivoire (ANAPROCI), ont demandé pardon, mercredi, au Chef de l'Etat pour les fautes commises dans la filière.
Selon le délégué régional de l'ANAPROCI Benoît Yao Koffi qui a lu une déclaration à la préfecture de la ville, les producteurs se sont illustrés par les conflits de clans, la gabegie, l'inorganisation et le désordre.
"Nous avons assez joué avec les deux mamelles de l'économie nationale. Les objectifs recherchés par le Président de la République, en nous remettant la filière qui sont de mettre fin à nos souffrances, n'ont pas été atteints par notre propre faute", a confessé M. Yao Koffi.
Le délégué de l'AANAPROCI a alors demandé la clémence du Président Gbagbo afin que l'affaire quitte le domaine judiciaire pour que le linge sale soit lavé en famille.
Le préfet de Yamoussoukro, Nassa Dakoury, qui a reçu une copie de la déclaration, a demandé aux planteurs de garder le calme.
"L'opération +mains propres+ n'est pas dirigée contre la filière café-cacao. La procédure judiciaire vise à voir clair. C'est à l'issue du procès que l'innocence ou la culpabilité des uns et des autres sera située", a expliqué le préfet de la région des Lacs.
Une vingtaine de responsables des structures de la filière café-cacao ont été interppelées et écrouées à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA), dans le cadre de l'enquête judicaire sur les malversations relevées dans la filière, note-t-on.
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