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Le calme est revenu à Divo après des échauffourées sur la liste électorale
| 6/2/2010

Actualité

Un calme régnait vendredi sur la ville de Divo (centre-ouest, 203 km d'Abidjan) après deux jours d'affrontements entre forces de l'ordre et populations qui protestaient contre des radiations sur la liste électorale en confection pour le scrutin présidentiel fixé "fin février-début mars", a-t-on appris de sources concordantes dans la ville.

"La ville essaie de renaître à la vie, les commerces ont ouvert et les taxis ont commencé à circuler", rapporte un habitant de la ville joint par téléphone qui note la présence de deux cargos de policiers de la brigade antiémeute (BAE) arrivés d'Abidjan.

Un calme que confirme un responsable local du Rassemblement des républicains (RDR, opposition) d'Alassane Ouattara. Le parti a appelé à la marche sur le tribunal de la ville.

"La ville est restée calme aujourd'hui (vendredi) parce que nous n'avons pas pu manifester, nous avons enregistré de nombreux blessés dans nos rangs", précise-t-il.

Au moins 12 personnes ont été blessées dont deux dans un état grave ont été évacués à Abidjan.

Les manifestants entendaient empêcher la prononciation par le tribunal d'une décision de radiation d'un premier de 400 personnes sur un total de 4.000 inscrites sur la liste électorale et accusées de fraude sur la nationalité ivoirienne.

Jeudi, une réunion a rassemblée autour de l'autorité préfectorale, les cadres et les acteurs politiques de la localité pour trouver les voies et moyens pour empêcher de nouveaux troubles dans la ville.

Le contentieux de l'inscription est émaillé d'incidents dans plusieurs localités du pays où les partisans du président Laurent Gbagbo sont accusés de faire des "dénonciations calomnieuses" devant les tribunaux contre les populations venant en majorité du nord du pays.

La question de la nationalité est le nud gordien de la crise ivoirienne déclenchée en septembre 2002 avec le coup d'Etat manqué des Forces nouvelles mué en rébellion installée dans la moitié nord du pays.

 

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