
La LIDHO demande la mise en liberté provisoire des détenus de la filière café cacao
La ligue ivoirienne des droits de l'homme (LIDHO) a réclamé mardi la mise en liberté provisoire des détenus de la filière café cacao invitant par ailleurs les autorités judiciaires à faire diligence pour clore l'instruction et ouvrir le plus rapidement possible le jugement des inculpés.
Selon le président de la LIDHO, Dr André Banhouman Kamaté, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse, les inculpés de la filière café cacao présentent des garanties suffisantes de représentation.
Pour lui la prorogation indéfinie de la durée de la détention provisoire s'accommode peu du principe de la liberté et du droit des inculpés à être jugés dans un délai raisonnable.
« La LIDHO s'inquiète sur la prorogation de la durée de la détention préventive des inculpés de la filière Café Cacao qui vient de passer la barre des 12 mois là ou la loi en prévoyait 4 sans qu'aucun élément ne puisse laisser présager que la fin de l'information judiciaire est pour bientôt », a-t-il expliqué.
La LIDHO a également regretté que malgré l'existence de structures de prévention et de gestion de catastrophe naturelle comme l'Office national de la protection civile, le gouvernement se soit laissé surprendre une fois de plus par mes dégâts causés par les pluies diluviennes.
Elle invite par conséquent l'Etat et les structures spécialisées à exploiter de façon efficiente toutes les informations en leur possession afin d'informer suffisamment à l'avance les populations sur les périls qu'elles encourent.
Le président Kamaté a exhorté les autorités à sortir de la culture de l'improvisation pour élaborer une véritable politique de l'habitat à travers notamment le renforcement de la prévention pour la mise en œuvre effective du droit des citoyens à des logements décents.
Revenant sur le dossier des déchets toxiques qui avait défrayé la chronique, après leur déversement en août 2006 à Abidjan causant des morts et provoquant des maladies respiratoires, le Dr Kamaté a dit qu'il existe de nombreuses interrogations quand à la réalisation de l'hôpital spécialisé promis pour la prise en charge des malades et de la décharge moderne.
La LIDHO a invité les autorités qui ont eu en charge la gestion des 10 milliards CFA de dédommagement, versés par les propriétaires du bateau Probo Koala qui transportait les déchets, à en rendre compte et à faire le point sur l'état de réalisation des promesses du gouvernement.