
Le respect des droits de l'homme doit constituer un critère de bonne gouvernance en Côte d'Ivoire
La commission ivoirienne des droits de l'homme de (CNDHCI) a présenté lundi son rapport annuel de 2008 sur l'état des droits de l'homme en Côte d'Ivoire.
Elle a estimé que « le respect des droits de l'homme doit constituer un critère de bonne gouvernance et de démocratie en Côte d'Ivoire »
Selon Victorine Wodié, présidente de cette commission « ce rapport permettra à la Côte d'Ivoire d'évaluer le niveau d'exécution de ses engagements nationaux et internationaux ».
« En Côte d'Ivoire, ce document reflète la réalité de la situation des droits de l'homme dont le respect constitue plus que jamais, un critère de bonne gouvernance, de démocratie et une conditionnalité dans les relations que les nations entretiennent entre elles ».
Pour elle, « la crise qu'a connue notre pays a exacerbé les atteintes aux droits à la vie, à la santé, au travail, à l'éducation, à la libre circulation et à un l'environnement sain ».
En matière de protection des droits de l'homme, a poursuivi Mme Wodié, également ancienne ministre des droits de l'homme « la commission a enregistré 201 requêtes concernant tous les domaines des droits de l'homme »
Celles-ci proviennent de toutes les couches sociales du pays et la quasi-totalité émane de la région des lagunes (Abidjan).
Pour venir à bout de ces violations des droits de l'homme, la CNDHCI préconise sa confirmation en tant qu'institution de la république de Côte d'Ivoire avec inscription dans la constitution