|
La BCEAO réunit 117 banques de la sous-région à Abidjan APA [ 4/7/2008 ]
Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), l'Ivoirien Philippe-Henri Dacoury-Tabley, a ouvert jeudi dans la capitale économique ivoirienne, une rencontre de son institution, regroupant des responsables de 117 banques d'Afrique de l'Ouest.
Ces assises d'Abidjan sont destinées à réfléchir sur les reformes nécessaire dont a besoins à la BCEAO en vue de répondre efficacement aux problèmes du secteur bancaire dans l'espace de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
En prenant fonction le 29 mars dernier à Dakar où se trouve le siège de l'institution, le gouverneur de la BCEAO, Philippe-Henri Dacoury avait affirmé son ambition de faire du développement du secteur bancaire et de sa solidité, une des priorités de son mandat.
« La rencontre qui nous réunit ce matin, s'inscrit dans le droit fil de celle qui a regroupé la BCEAO, le FAPBEF et les présidents des associations professionnelles des banques et établissement financiers de l'union, le 4 mai 2007 à Dakar », a-t-il expliqué.
Lors de cette rencontre, il a été convenu de mettre en place un cadre de concertation permanente à l'échelle régionale entre la Banque centrale et les dirigeants de la profession bancaire.
« Je veillerai personnellement à la mise en place d'un tel mécanisme qui de toute évidence n'aurait pas pour vocation de se substituer au plan national aux canaux traditionnel des échanges entre les établissements bancaires et la direction nationale de la BCEAO », s'est engagé Dacouy-Tabley.
« Je crois même pouvoir dire que dans ce format, réunissant les responsables de la BCEAO et ceux de l'ensemble des établissements de crédit de l'union, il s'agit d'une première dans notre zone », a-t-il dit.
« Vous trouverez votre banque centrale résolue, totalement disposée à privilégier la sensibilisation et la persuasion plutôt que la sanction et la répression, la concertation et la participation, plutôt que les décisions unilatérales », a encore rassuré le patron de la BCEAO.
Il a, par ailleurs, relevé cinq défis qu'il doit relever avec ses collaborateurs. Ceux-ci sont liés à l'assainissement, à l'approfondissement de la bancarisation de la zone, à la modernisation et à la généralisation des moyens de paiement mais également à l'adoption des normes de Bâle II et à un meilleur financement des économies.
« Au terme de notre session d'aujourd'hui, je m'attends à ce que les premiers responsables de la profession bancaire, dont je rappelle que des représentants ont participé à l'élaboration de la reforme soient pleinement éclairés s'agissant de celles-ci sur le cadre d'exercice et de surveillance des établissements de crédit », a-t-il conclu.
Les travaux de la capitale économique ivoirienne prennent fin vendredi.
La zone UEMOA est composée des pays suivants : Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
|