
En hommage a Zadi Zaourou, John kiffy enflamme le palais de la culture
émotion, nostalgie, joie et pleurs étaient au rendez-vous ce soir du samedi 3 octobre au Palais de la Culture. Et pour cause :le roi du " zêzê pop " John Kiffy rendait un vibrant hommage à Zadi Zaourou qu'il a toujours considéré comme son père spirituel.
La soirée a débuté avec l'allocution d' Eugène Zadi, frère cadet du célébré qui a remercié le public d' avoir effectué le déplacement. A l'endroit de la jeunesse qui doit perpétuer l' œuvre de l' illustre Maître, Eugène Zadi a conseillé le travail car dira-t-il seul le travail produit des richesses et de la valeur. Pour lui, le plus grand héritage que son frère aîné laisse à la jeunesse c' est le goût du travail. C' est à juste qu'il exhorte les jeunes à considérer le travail comme facteur d' indépendance. " La jeunesse doit également se bâtir par la culture " a-t-il ajouté. " Bernard va beaucoup mieux. Je l'ai eu au téléphone. Il sera de retour bientôt et ira remercier personnellement les organisateurs de cet évènement " Cette adresse pleine d' émotion a fait couler des larmes à quelques spectateurs présents.
M. Raymond Sibailly a au nom du Président de la République, félicité les organisateurs de cette soirée artistique qui selon lui est la preuve vivante que le Prof Bernard Zadi Zaourou est toujours présent dans le cœur et l'esprit des ivoiriens. Selon lui, le meilleur hommage qu'on puisse lui rendre c' est de revisiter créations pour en saisir la quintessence.
Place est donc faite au Didiga pour parcourir quelques pièces du Maître. Ainsi le public a eu droit à quelques tableaux de ses pièces de théâtre ( La tignasse, la guerre des femmes, la termitière ...) magistralement interprétées par ses " disciples ".
Le point culminant de cette soirée fut la montée sur scène de John Kiffy aux environs de 23 heures.
Accueilli par un tonnerre d' applaudissements, le roi du " zêzê pop " a tenu a faire cette précision avant de dérouler son répertoire. " Pour rien au monde au monde je ne pouvais rater cette occasion de rendre hommage au Maître. Je n' ai pas hésité à répondre à l'appel de Mme Békouan. Mon orchestre et moi sortirons tout ce qu'il y a dans nos triples pour vous faire plaisir ! " Le ton fut donné pour presque deux heures de spectacle non stop.
Même les officiels n' ont pas pu résister aux mélodies du " zêzê pop ". C' est le cas de Mme Békouan, d' Eugène Zadi et de Mme Agnès Monnet qui ont esquissé quelques pas de danse sur les notes électriques de John Kiffy. Des titres comme " you ôno ", " zapata " ont fait vibrer la salle qui chantait à l' unisson avec l' artiste.
De nombreux fans n' hésitaient pas, malgré le dispositif sécuritaire à monter sur scène pour gratifier leur idole de billets de banque.
Las de rester dans leurs sièges, certains mélomanes se mettaient débout tandis que d' autres occupaient les allées de la salle, histoire de mieux communier avec l' artiste.
L'ambiance monta d' un cran lorsque John Kiffy esquissa des pas de danse. C' est l' hystérie totale ! Le cordon sécuritaire a du mal à calmer les mélomanes très en verve.
C' est par un titre inédit chanté sur les rythmes de sa guitare que le concert prit fin.
Un hommage bien mérité du fils au père !
Ce concert venait ainsi de marquer le clou des journées hommage au Professeur Bottey Zadi Zaourou qui ont débuté le 1er octobre.