
Tiken Jah Fakoly évoque le souvenir de sa défunte mère
La star ivoirienne de reggae Moussa Doumbia alias Tiken Jah Fakoly, s'est, dans un entretien accordé à APA, dit « choqué » par le décès de sa mère survenu il y a une semaine.
« C'est un choc. J'ai l'impression que je n'ai pas fait assez pour elle. La première fois quand elle m'a vu en concert, c'était en 1992. La deuxième fois, c'était au Zénith (France) et elle avait vu 7000 Blancs en train de chanter les chansons de son fils, de danser », explique Tiken Jah.
Après le concert, se rappelle-t-il, « les gens qui étaient avec elle sont venus me raconter que certaines femmes blanches la touchait et mettait sa main sur leurs ventres pour qu'elles puissent avoir des enfants comme Tiken Jah ».
L'artiste aurait voulu que sa mère reste longtemps en vie, mais il ne peut rien contre la loi de la nature.
« Tout ce que Dieu fait est bon à prendre. Elle a vu ces petits enfants. Moi – même, je suis grand - père depuis un an. Elle a vu ma petite fille qui s'appelle Mariam Tata. J'aimerais voir les enfants de Mariam Tata pour avoir les mêmes chances qu'elle », ajoute Tiken Jah.
« Vous voyez, c'est un choc. Le décès d'une mère, ce n'est pas comme le décès d'un père », estime la star ivoirienne.
Si vous votre mère est encore en vie, conseille-t-il, « je vous demande de vous approcher d'elle et de profiter d'elle à chaque instant et à chaque moment ».
« Je pense que si la mienne était là, j'allais faire encore plus. J'ai l'impression que je n'ai pas fait assez pour elle », avoue Tiken Jah, se rappelant que quand son père est décédé, il avait 20 ans. « J'ai été choqué. Mais c'est différent, ce n'est pas de la même façon », dit-il.
Le reggaeman se souvient de ses séjours à Odienné (900 km au nord ouest d'Abidjan).
« Tout le monde venait et ma mère me poussait à donner de l'argent aux gens », dit-il, indiquant qu'« après sa mort, ses amies m'ont appris que tous ce que je lui donnais, elle leur donnait à son tour. Certaines m'ont montré des pagnes et les habits qu'elle leur a donnés ».
Se réjouissant avoir fait connaître beaucoup de chose à sa mère à travers notamment deux pèlerinages à la Mecque à sa mère et des voyages en Europe qu'il lui a offerts.
Mariam Doumbia, sa mère, est décédée, le 13 juin dernier, d'une courte maladie à Abidjan, où elle avait été évacuée trois jours avant en provenance d'Odienné.
Elle a été inhumée, mardi dernier, dans sa région natale du Denguélé (Odienné), à 900 km au nord ouest d'Abidjan.