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Tchétché Aimé (ancienne gloire du football ivoirien) se prononce sur les poules du Mondial 2006
Propos recueillis par Raymond Alex Loukou
M.Tchétché êtes vous d'accord avec ceux qui disent que la Côte d'Ivoire
évolue dans une poule dite de la mort ?
Tchétché Aimé en compagnie de Basile Boli
Ecoutez! Poule de la mort ça dépend où on se situe. C'est vrai qu'il y a des gros calibres
comme l'Argentine, la Serbie Monté Négro et les Pays Bas. Je pense que si nous faisons une bonne CAN, la dynamique
de la victoire aidant, nos premiers matchs du mondial seront abordés avec confiance. C'est pour cela qu'il faut bien
préparer la CAN d'abord. Cest vrai que les sud américains ont un style de jeu chatoyant. Nous avons un style
similaire. Je crois que les rencontres du mondial vont être une belle fête en perspective. Les Camerounais ont déjà
battu les argentins ce n'est donc pas impossible que nous les battions à notre tour.
Il nous a été rapporté qu'après le tirage le selectionneur argentin a
exprimé ses craintes. Comment expliquez-vous cela ?
Les Ivoiriens sont actuellement bien côtés. Donc il y a de quoi avoir peur. Aujourd'hui les
joueurs ivoiriens font montre de leur talent sur l'échiquier international. C'est ce qui fait le charme de cette
affaire. Les ivoiriens sont actuellement les meilleurs de la place. Quand Guillou formait les Académiciens
(je sais de quoi je parle) il leur a dit que notre objectif était de jouer la Coupe du monde 2006. C'est pour cela
que les jeunes étaient malheureux après leur défaite contre le Cameroun mais par la suite ils ont repris confiance.
C'est pour dire qu'ils sont préparés pour ce genre de challenge.
Selon vous qu'est ce qui fait fondamentalement la force de cette équipe
ivoirienne ?
Je crois que sa force réside dans le fait que c'est un groupe de joueurs interchangéables.
Ils ont joué ensemble. Ils jouent encore ensemble pour certains. Et puis il a ya une solidarité qui fait qu'ils sont
imprénables. Vous aviez vu la démonstation avec l'Italie en match amical et aussi contre la Roumanie où ils ont
arraché le gain du match. Maintenant il faut que l'entraîneur mette les joueurs à la place qu'il faut.
En tant qu'ancienne gloire du foot ivoirien dans les années 80, quand
vous regardez vos jeunes cadets jouer, quel sentiment vous habite ?
C'est un sentiment de joie. C'est vrai qu'on aurait bien aimé être à leur place mais dans
la vie, j'ai l'habitude de jamais regretté ce qui devrait être et qui n'a pas été. Aujourd'hui, je suis fier de ces
jeunes. Quanq je vais en stage dans cetains pays africains et que j'entends les gens parler de notre équipe
nationale en bien, j'avoue que je suis très heureux.
Comment expliquez-vous l'humilité dont font preuve ces jeunes joueurs
malgré le succès fou qu'ils rencontrent ?
Ces jeunes savent d'où ils viennent donc ils n'ont pas interêt à avoir la grosse tête.
Aujourd'hui ils ont la chance de s'offrir ce qu'ils veulent. Quand tu prends des garçons comme Arouna, Baky, ils
sont nés à Adjamé ici. Quand tu viens de ces quartiers, il faut bosser dur pour aller de l'avant sans faire le
fanfaron. Leur humilité ne m'étonne donc pas.
Au stade actuel des choses pensez-vous que les Eléphants ont un beau
coup à jouer au mondial ?
Bien évidemment. On n'ira pas en victime résignée, loin s'en faut. Nous irons en véritable
challenger et c'est nos adversaires qui auront la pression. Je ne dis pas qu'on va pour gagner la Coupe du monde
mais en tout cas on fera bonne figure. Je souhaite qu'on fasse d'abord une bonne CAN qui va sûrement nous servir de
tremplin pour le mondial.
Votre mot de fin.
Je souhaite bonne chance aux éléphants. Jacques Anoma a nourri de grandes ambitions pour son
équipe et aujourd'hui les résultats sont visibles. Nous ferons tout pour aller supporter l'équipe nationale en
Allemagne en 2006
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