
STANISLAS THEBY (président de l'ASCEC) aux forces nouvelles « Vous êtes responsable de la non tenue des élections»
L'Association de la Société Civile pour l'Eveil des Consciences (ASCEC) vient de prendre connaissance à travers la presse, comme tous les citoyens ivoiriens d'ailleurs, d'une information due à la Commission Electorale Indépendante, relative à la satisfaction de 04 conditions cumulatives, avant de fixer la date des élections.
Vrai ou faux, devant la souffrance du peuple ivoirien, lié à la sortie de crise par les élections, comme le reconnaisse tous les acteurs politiques de notre pays et l'ensemble de la communauté internationale ; cette situation ne peux laisser l'ASCEC indifférente. C'est pourquoi, elle préfère anticiper, en présentant ces réflexions.
I° Des conditions à satisfaire, que poserait la C.E.I
L'ASCEC se réjouit de ce que l'abcès a été crevé et que nous ayons des bribes d'informations qui nous donne là, l'occasion de dénoncer, les actes et les acteurs qui font perdurer la souffrance du peuple, en contribuant à retarder le processus électorale et partant, le processus de sortie de crise. Mais avant, il serait judicieux de revendiquer ces 04 conditions que nos autorités politiques auraient à remplir.
A) Présentation des 04 conditions cumulatives attribuées à la C.E.I
Pour nous donner un chronogramme définitif sur la date des élections, la Commission Electorale Indépendante, poserait le principe, à nos autorités, de remplir 04 conditions cumulatives comme diffuser dans la presse. A savoir, primo, que l'Etat de côte d'ivoire puisse boucler, le plus rapidement possible, sa contribution dans le budget électoral, évalué à 36,7 milliards de FCFA et dont sa part, revient à 16,7 milliards, selon ces organes de presse, qui annonce que notre pays, a déjà versé, plus de la moitié de cette somme. Secundo, la nécessité d'achever dans les normes et dans les plus brefs délais, l'opération de reconstitution des registres de l'état civil, perdus ou détruits. Ce qui assurément, permettra aux personnes concernées, de se faire enrôler, en vue de bénéficier de leur carte d'identité et de leur carte d'électeur. Tertio ,l'impérieuse nécessité de rendre opérationnels, les tribunaux qui se situent en zone sous contrôle des forces nouvelles, dans le cadre du redéploiement de l'administration, surtout qu'ils jouent un rôle dans le processus électoral, en étant saisi des contentieux électoraux. Quarto, pour finir, la CEI poserait le crucial problème de la sécurisation du processus électoral. Cela voudrait dire que les moyens matériels et financiers doivent être mises en œuvre, par nos autorités, pour assurer le déploiement du centre de commandement intégré (C.C.I), en charge de ce volet.
B) De la non responsabilité de la C.E.I, engagée dans ces conditions
L'Association de la Société Civile pour l'Eveil des Consciences constate, que ces conditions publiées par la presse, qui ne sont autres que des obstacles dans l'évolution du processus électoral, si elles sont levées, permettront une lisibilité dans le respect d'une date définitive des élections. L'ASCEC ne voit en quoi, la responsabilité de la C.E.I est engagée, surtout que les conditions à satisfaire sont légitimes, pour des élections que nous voudrions tous, transparentes, libres, sécurisées et inconstables. La C.E.I n'est ni une institution financière, ni une institution judiciaire, ni une branche armée, encore moins un parti politique.
Au vu donc de ces conditions, il est définitivement établie que, la lenteur dans la publication exacte de la date des élections en côte d'ivoire, ne dépend de la C.E.I, qui ne veux plus paraître ridicule, en publiant une date qui ne serais pas tenu ; A qui incombe donc cette responsabilité ? Que retenir de ces quatre conditions ?
II° Notre analyse
L'ASCEC constate que toutes les conditions à remplir, qu'auraient soulevées la C.E.I, avant la publication de la date des élections relève de la responsabilité totale des forces nouvelles. C'est pourquoi, pour édifié chacun de tous, elle pose et répond aux questions suivantes : Où doit se dérouler la reconstitution des registres d'Etat civil perdus ou détruits ? La zone sous contrôle des forces nouvelles. Dans quelle partie de notre pays, les tribunaux ont-ils besoin de tourner normalement ? La zone sous contrôle des forces nouvelles. Quelle partie de la côte d'ivoire, a-t-elle besoin d'être couverte et sécurisé par une force mixte, notamment le centre de commandement intégré (C.C.I) ? La zone sous contrôle des forces nouvelles. Quelle est la situation géographique du pays, où les ressources économiques ne sont pas versées au trésor publique et qui concourt à un manque à gagner énorme des caisses de l'Etat ? La zone sous contrôle des forces nouvelles. Quels sont ceux qui ont, en charge, le pilotage du processus de sortie de crise ? Les forces nouvelles. Il est donc clair que la lever des 04 obstacles qui enfreignent à la publication de la date des élections par la C.E.I dépend entièrement des forces nouvelles. Mais que constatons nous ? Tous ses problèmes ont fait l'objet de points d'accord, contenus dans les différents arrangements politiques de OUAGA, avec chaque fois des dates butoirs, remis permanemment en cause par les forces nouvelles. Le problème de l'unicité des caisses du trésor public, empêche dans ce marasme économique, l'Etat a honoré ses engagements, comme le financement normal du processus électoral. Les questions militaires traînent jusque là, du fait des seigneurs de la guerre, appelés communément COM ZONES, détenant les pouvoirs militaires et économiques, sabotant le redéploiement de l'administration dans sa globalité, en refusant de céder les pouvoirs aux préfets, représentant du chef de l'Etat. Malgré l'appel du chef de l'Etat, le lundi 23 mars dernier, à tous les acteurs impliqué dans le processus de sortie de crise, à donner un coup d'accélérateur, les négociations avec les forces nouvelles continue de connaître des points d'achoppement sur des sujets dont la solution se trouve dans les accords de OUAGA qu'elles ont librement signés. Pis, elles font de nouvelles propositions. N'est ce pas une volonté manifeste de retarder le processus et continuer à piller les ressources dans les zones sous leur contrôle ? La situation est juteuse et l'organisation des élections, s'annonce comme la fin. Le chef de l'Etat a vraiment tout donné jusqu'à vous confier la primature et la direction du processus de sortie de crise. Nous sommes fatigués de voir satisfaire vos caprices. Votre attitude est dégoûtante et inacceptable. Vous êtes responsable de la non tenue des élections. On ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Pensez au peuple ivoirien.
STANISLAS THEBY
(Président de l'ASCEC)
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