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Jean Blé GUIRAO (SGA3 UDPCI) à propos de la transhumance politique: « Je suis révolté et indigné » Interview réalisée par Jack Louamy [ 2/7/2008 ]
Un an après son départ, l'ex Président National de la Jeunesse de l'UDPCI, aujourd'hui Secrétaire Général Adjoint de l'UDPCI chargé de l'Organisation et de la Mobilisation, Jean Blé Guirao parle dans cet entretien, du dernier Congrès où a il passé le flambeau à YAO KOUADIO SERAPHIN, et des remous au sein des partis politiques d'opposition et particulièrement au sein de son parti l'UDPCI. Interview vérité du Dougloudou National.
Réseau Ivoire : Le 1er Congrès ordinaire de la J-UDPCI, la structure que vous avez dirigé avec brio de septembre 2002 à avril 2007, s'est tenu les 28 et 29 avril 2007. Un an plus tard, quel regard jetez vous sur ce congrès dont la tenue a surpris plus d'un? Etait il opportun ou urgent de l'organiser ?
Jean Blé GUIRAO : Ecoutez, ce n'est pas à moi Président National d'une structure spécialisée de porter un jugement de valeur sur une décision de la direction de mon Parti quant à l'opportunité ou à l'urgence de la tenue du congrès de la structure que je dirige. La direction de mon Parti, qui auparavant avait prolongé le mandat de mon Bureau qui était arrivé à expiration le 07 Septembre 2006, a décidé en toute responsabilité que le congrès des jeunes se tienne les 28 et 29 avril 2007. Je suis un militant et j'applique les mots d'ordre de ma direction et c'est ce que mes camarades et moi du Bureau Exécutif sortant avions fait sans état d'âme. Pour le reste, il faudra laisser le temps au temps pour que tout soit clair et que ce qui se cachait dans l'environnement de ce Congrès sorte au grand jour. A partir de là nous pourrons véritablement nous prononcer.
A quoi faites vous allusion ?
Oh ! Vous savez, que n'a-t-on pas entendu et vu avant et pendant ce congrès ?
Des bizarreries, des calomnies, des médisances et des méchancetés à notre endroit mais comme Dieu Tout puissant est aux commandes de toutes nos actions, nous étions sereins. Je vais vous relater un seul fait parmi tant d'autres sur lesquels nous aurons à nous prononcer plus tard. La direction du Parti décide de la tenue du congrès et le Président du Parti, devant cette direction du Parti donne clairement ses orientations et ses instructions. Orientations et instructions qu'ils avaient déjà données au Bureau Exécutif National qu'il avait reçu à sa résidence. Il les a même répétées dans son important discours à l'ouverture du congrès. Le Président du Parti a souhaité que pour ce 1er congrès ordinaire que les jeunes Wè et Dan ne soient pas candidats. Choix tactique, choix politique mais choix non discutable. C'est ce que tous les membres de mon Bureau d'alors ont fait. A l'opposée, certains cadres du Parti, membres de la Direction ou même certains qui gravitent autour du Président Mabri sont allés monter certains jeunes Dan pour aller en défiance contre les instructions et les orientations du Président Mabri. Ils ont poussé le bouchon loin jusqu'à truander, tripatouiller et frauder les bureaux des sections pour que leur candidat remplisse les conditions d'éligibilité. Pour des membres d'une direction d'un parti d'opposition qui réclame des élections transparentes et crédibles, si déjà à ce petit niveau on ne peut pas être suffisamment responsable, c'est vraiment dramatique. Et c'est à juste titre que le comité de supervision l'a éliminé. Mais j'ai été surpris de voir des cadres du Parti pour qui j'avais beaucoup de respects tenir des discours haineux ou poser des actes graves. Et la nuit du Congrès, certains de vos confrères étaient avec nous pour voir défiler des voitures, des vivres et des appuis au fameux « QG » du candidat Seka.
La victoire éclatante de YAO SERAPHIN démontre la maturité de la Jeunesse de l'UDPCI qui aujourd'hui a une âme. Elle a refusé de suivre le faux et de s'engager dans une aventure aux lendemains incertains.
Mais des gens racontent que les résultats ont été truqués ?
Vous savez qu'en Afrique beaucoup de gens n'ont pas, malheureusement, la culture des élections. C'est la première fois (et vous pouvez le vérifier) qu'au cours d'un congrès électif, au moment du vote et du dépouillement des bulletins, que des journalistes soient acceptés dans la salle où les membres du comité de supervision ont veillé au grain jusqu'à la fin. Nous étions sereins et imperturbables au niveau du bureau sortant. Les jeunes de l'UDPCI avec qui, pendant plus de quatre ans (04) nous avions été sous la pluie, sous le soleil, dans toutes les régions du pays, au devant des difficultés, savaient à quoi s'en tenir en venant à ce congrès. Les résultats acquis sur le terrain étaient palpables et visibles. Mes camarades du Bureau National et ceux responsables des structures de bases de la J-UDPCI avions, toute modestie mise à part, travaillé. On n'a pas perdu notre temps, comme certains à attraper les sacoches des aînés ou à être dans tous les sens pour espérer un hypothétique soutien. Pensez-vous que c'est parce qu'on a été ingrat, traître, fraudeur ou lorsqu'on est soutenu par certains aînés ou bien lorsqu'on est tout simplement manipulé à souhait qu'on peut remettre en cause, le temps d'un congrès, l'immense travail effectué par le bureau sortant ? Les temps ont changé et certains refusent de le voir et de le comprendre. L'exigence de la carte d'accès a contrarié beaucoup de congressistes qui n'ont pas pu voter. Le résultat aura été plus dramatique pour certains et la réalité très pénible et amère. Ils auraient appris à leurs dépends qu'en politique, ce qui compte le plus, c'est le travail de terrain et rien d'autre.
A ce Congrès, YAO SERAPHIN a-t-il été élu par consensus comme certains cadres le disent ?
Mais, vous étiez à ce congrès avec nous, du début à sa clôture en passant par la publication des résultats. Vous savez, la langue de Molière est élastique et nous n'avons pas la même compréhension. A ce que je sache, lorsque deux candidats sont en lice et qu'il y a consensus, on ne fait pas voter les congressistes à bulletin secret et on ne proclame pas les résultats avec des pourcentages du vainqueur, du vaincu et les abstentions. YAO SERAPHIN a été élu avec plus de 87% de suffrages exprimés devant son adversaire SEKA YAPI. Auparavant, le Comité d'Organisation que je dirigeais a reçu trois dossiers de candidatures. Par la suite, la candidature de SAHI ZOH MICHEL a été rejetée pour faux et usage de faux par le comité de Supervision du Congrès. Ce dernier, qui est tantôt Président d'un club de Soutien au Président du Parti, s'est fait passé pour le Secrétaire Général de la Section 24 de MAN et avec la complicité notoire du Président de la Coordination, il a déposé un dossier qui sentait la tricherie et les tripatouillages. Je ne sais pas quel objectifs les gens veulent atteindre ou dans quelle voie on veut nous mener, mais les élections ont bel et bien eu lieu et YAO SERAPHIN a été élu brillamment en votre présence. Pour le reste, je n'entre pas dans des débats stériles et puérils. Des gens qui ont toujours manipulé les jeunes dans l'ombre sont maintenant entrain de montrer leurs visages et c'est tant mieux. Rappelez vous mon adresse aux militants en janvier 2007. Je m'interrogeais déjà sur le fait que des réunions puissent se tenir dans les locaux du Conseil Général de Man pour déstabiliser la jeunesse de l'UDPCI et que c'était le fait de gens qui n'avaient pas le courage de leurs opinions et qui se cachaient derrière des patins à potins. Maintenant que tout est clair maintenant, nous allons traiter la cause des maux du parti et gérer les conséquences sans état d'âme.
Un mot sur celui qui vous succède.
L'élection du Camarade YAO KOUADIO SERAPHIN à la tête de la J-UDPCI m'inspire deux (2) éléments importants. Premièrement, Yao demeurera, avec bien d'autres, l'engagement, la fidélité et la loyauté faite homme. Très tôt aux côtés du Général Guei, il est resté égal à ses convictions envers ce grand homme, lâchement assassiné aux premières heures de la crise armée, le 19 septembre 2002, au moment où beaucoup tournait casaque. Garçon très intelligent, humble, honnête, serviable et toujours disponible, il m'a été très utile dans les moments chauds de la lutte et dans la prise de certaines décisions graves. C'est le conseiller nocturne, l'homme de la dernière réflexion, le complice. Peu bavard mais grand observateur, derrière son apparence timide se cache une personnalité bouillonnante. Ceux qui croient ou qui voudront le manipuler vont se tromper lourdement. Nos tempéraments sont différents mais il est plus dur et intransigeant que moi. Deuxièmement, son arrivée prouve que notre parti, l'UDPCI, a dépassé le cadre strict de son bastion naturel, l'ouest montagneux, pour se positionner comme une formation politique au destin national. J'ai été heureux pour lui et pour son élection.
Des problèmes ont déjà surgi à la présentation officielle de son Bureau. N'est pas le début d'un échec programmé ?
Oh ! Je ne crois pas. Vous savez, en décidant avec certains de ses camarades, de poursuivre l'œuvre, le combat que nous avions commencé ensemble depuis 2000 dans des conditions parfois exécrables, le camarade YAO savait plus ou moins ce qui l'attendait. Les gens ne le connaissent pas et ils vont apprendre à le découvrir. Ce ne sont pas les agitations de deux (2) ou trois (3) manipulés qui vont le distraire et le détourner des objectifs assignés à lui par l'ensemble des jeunes du Parti. Ces choses vont se régler d'elles mêmes. Petit à petit, ceux qui ne sont pas habitués au travail, à la souffrance et à l'endurance vont tomber un à un car au Bureau Exécutif National de la J-UDPCI, on n'y vient pas pour se reposer. J'aime à le répéter souvent, la J-UDPCI a atteint à ce jour, un certain niveau que les vauriens et les parvenus n'y ont plus leur place.
Plus de quatre ans à la tête de la J-UDPCI, des moments de joie et de peine qui vous ont marqué forcement?
Forcement, la vie n'étant pas linéaire, nous avons connu des moments difficiles dus à la trahison et à la traîtrise de certains collaborateurs immédiats en qui nous avons placé notre entière confiance. Ces derniers se sont laissés désagréger et finalement ont montré que nous nous sommes trompés sur leur compte et sur leur capacité à rester eux-mêmes devant les difficultés de tout genre.
A côté de ceux-là, comment pourrais je oublier les assassinats de DIOMANDE SOUALIO, COULIBALY SOULEYMANE tous deux (2) membres du Bureau National, et de ADJE PASCAL, Président de la coordination de Yamoussoukro. Ces combattants sont partis très tôt, lâchement assassinés de manière dramatique et jamais nous ne devons les oublier. Comme nous ne devons oublier que nous avons été contraint de passer onze (11) mois de notre vie dans la clandestinité à cause des escadrons de la mort ou que les miliciens de MAO ont failli nous faire la peau, 38 camarades et moi au moment où nous allions dans mon village, pour les funérailles de mon Père. Contrairement à certains qui bradent le corps et la mémoire de leur géniteur pour de l'argent, jamais ma famille et moi n'oublierons cet état de fait.
A l'opposée, le meeting de la J-UDPCI au Stade Robert Champroux de Marcory restera, à n'en point douter, un moment d'intenses émotions pour la jeunesse du Parti parce qu'il a été organisé et réussi dans des conditions très difficiles. C'était le 1er du genre, un test en quelque sorte. Nous avons souffert pendant toutes ces années de la méchanceté et de l'hypocrisie de certains qui croient qu'ils peuvent manipuler tout le monde dans le parti. Mais ces derniers ne nous connaissent pas malheureusement.
Vous êtes désormais Secrétaire Général Adjoint chargé de l'Organisation et de la Mobilisation de l'UDPCI ? Vos ambitions pour le parti ?
Oui ! Le Président du Parti, Docteur ALBERT TOIKEUSSE MABRI a bien voulu nous faire confiance en nous nommant à ce poste de responsable de l'organisation et de la mobilisation au niveau du Secrétariat Général du Parti. Cette confiance, je la ressens doublement et je me dois de la mériter. Etre un collaborateur direct d'un Grand Monsieur comme le Professeur ALASSANE SALIF N'DIAYA que nous avons connu lorsqu'on était étudiant et lui Ministre de l'Enseignement Supérieur, est pour nous un challenge excitant et plus qu'un défi à relever. Je dois continuer d'apprendre en donnant le meilleur de moi-même auprès de cet intellectuel confirmé qui est l'humilité faite homme. J'ai eu le temps de réfléchir aux contours de la mission à nous confier par le Président du Parti. Il attend des résultats de nous et dans un bref délai. Conscient de cela, dès la fin du congrès des Jeunes, j'ai mis en place une équipe qui devra m'aider dans ma tâche. Je l'ai nommée comité d'appui au S.G.A.III. Dans certains milieux, d'autres l'appelleront cabinet du SGA III. Le Secrétariat Général Adjoint III est donc composé d'un Comité d'appui comprenant quarante cinq membres et de représentants régionaux (02 par région). Il est composé de trois (03) Assistants, de deux (02) Commissions (Organisation et Mobilisation) et de 05 Cellules (Scientifique,Sécurité,Communication,Chargée du suivi des Structures de Bases,Finance).
Ayant horreur des échecs, mes collaborateurs et moi, nous nous sommes retirés en séminaire dans la dernière semaine du mois de juin 2007 pour faire l'état des lieux au niveau du parti en ce qui concerne notre mission et dégager les grands axes prioritaires de nos actions. Deux ateliers majeurs et deux modules ont meublé nos travaux de réflexion. Vous savez bien qu'en politique, la réflexion et la programmation doivent toujours précéder l'action. C'est ce que nous avons fait tout le temps à la J-UDPCI et que nous continuerons de faire au niveau de nos nouvelles fonctions. Des choses doivent changer si nous voulons que les Ivoiriens, dans leur grande majorité, accordent leur suffrage au Docteur ALBERT TOIKEUSSE MABRI pour faire de lui le prochain Président de la République. Pour cela, il nous faut atteindre un seuil optimal et maximal de fonctionnement de notre Parti, en montrant chaque jour, et cela de plus en plus, que nous sommes un Parti politique moderne et modèle pour attirer le maximum d'Ivoiriens autour de notre projet de société et de notre programme de Gouvernement. Il n'y aura plus de place pour l'a peu près et l'improvisation que certains veulent ériger en mode de gestion.
En somme une révolution au sein de l'UDPCI. Pensez vous avoir les coudées franches et les moyens pour votre mission ?
Une révolution, ce sera trop dire mais nous voulons modestement ajouter notre grain de sel à la construction de l'édifice commun qu'est l'UDPCI en y contribuant fortement par une organisation rationnelle afin que, dans un cadre et un schéma bien défini, nos militants donnent le meilleur d'eux-mêmes. Les grands partis politiques qui résistent à tous les soubresauts sont ceux qui ont une organisation rigoureuse et professionnelle. Pour les moyens, notre parti n'étant pas nanti comme les autres, nous devons, avec le peu dont nous disposerons réaliser et atteindre les objectifs liés à notre feuille de route. Pour le reste, nous allons nous battre. Vous savez que rien ne nous a été octroyé, jusqu'ici, dans notre combat. Nous nous sommes toujours battus. Des obstacles, il y en aura toujours. Mais avec l'aide de Dieu, l'engagement, l'abnégation et la volonté de mes collaborateurs, le soutien de la Direction et du Président du Parti qui m'ont mis en mission, nous essaierons de faire ce qui est humainement possible.
Que pensez-vous des remous au sein des partis d'opposition, avec les départs en cascade de cadres ? Votre parti, l'UDPCI n'est pas épargné. Un commentaire ?
Nous observons actuellement tout ce qui se passe et cela nous révolte. Et je vais vous dire pourquoi. Commençons Par l'extérieur de mon parti, dans les partis du RHDP. Je suis révolté et indigné par certains de nos aînés pour qui nous avions auparavant assez de respect et beaucoup de considération par rapport à la lutte globale menée. Pour moi, la lutte politique est avant tout, éthique, morale et surtout dignité. Je suis ulcéré par ceux qui ont érigé la transhumance politique en système et mode de vie. En fait, beaucoup d'Ivoiriens militent dans les formations politiques sans véritable conviction. Je ne sais pas quelle image ils veulent que la jeune génération retienne d'eux. Mais beaucoup d'aînés m'ont tellement déçu que j'ai pitié pour eux. Mais la vie est faite de choix et le choix se vit comme le dit l'adage. Finalement je vois que beaucoup de nos aînés n'ont que leur âge comme bagage sinon c'est zéro pointé. Au niveau de l'UDPCI, nous sommes vaccinés. Pour les autres formations politiques, ce phénomène est nouveau mais pour nous, de septembre 2002 jusqu'au congrès d'avril 2005, nous l'avons géré en notre sein. Connaissez vous le nombre de cadres qui nous ont quitté pour devenir, tous, des Présidents fondateurs de partis politiques ? AKISSI BONI CLAVERIE, KAE ERIC, ANI HILAIRE DIGBEU, DOFFOU KECHY, OULE TIA SERAPHIN, TIA MONNE BRIGITTE, JOSEPH MARTIAL AHIPEAUD… tous sont partis sous la base des mêmes fallacieux prétextes de soutien aux institutions de la République. La formule à la mode lorsque des gens veulent tourner casaques et vendre leurs âmes au diable. Notre parti, malgré cela est resté serein et a continué sa marche en avant parce que ceux qui partaient n'avaient aucune emprise ou influence sur le parti. N'ayant jamais vécu ou connu les réalités exactes du parti et les souffrances des militants de l'UDPCI pour la plupart, ils étaient depuis longtemps coupé de la base, et leur départ a même été une bouffée d'oxygène tellement qu'ils n'étaient plus en phase avec les objectifs et la ligne du parti. Certains portaient des titres ou grades qu'ils ne méritaient plus depuis belle lurette.
Votre dernier mot, au terme de cet entretien ?
Oui, juste deux choses :
-Réaffirmer notre volonté à travailler sans relâche, sans tricherie avec des militants convaincus et engagés, avec notre méthode et notre volonté d'aller de l'avant. Les partis politiques modernes et modèles de nos jours sont ceux qui sont résolument tournés vers une organisation rationnelle où la réflexion et la pratique cohabitent.
-Demander aux militants de prendre courage en faisant en sorte que nous restons nous-mêmes ; l'UDPCI, dans le grand groupe du RHDP dans cette lutte qui doit continuer. Le travail, rien que le travail sans compromission, ni trahison, car la victoire se trouve au bout de l'effort.
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