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Georges Aboké:" Cette crise ivoirienne est bête et inutile "
Une interview realisée par Bamba Abdoul Karim Image Cesar Adohi
Voici la troisième et dernière partie de notre entretien avec Georges Aboké. Cette fois, le conseiller
du président examine la crise, la classe politique et lance un message a ses compatriotes.
Georges Aboké
Rezoivoire.net: Justement, quelle est votre lecture de la crise ivoirienne?
Georges W. Aboké: Je la trouve totalement bête! Cette crise est bête
et absolument inutile!
Sa résolution aussi traine énormement. Cela fait quand même 3 ans que ça dure...
Parce qu'on ne va pas à l'essentiel. Il y a trop de mauvaise foi dans cette histoire. Je suis très déçu
de ceux qu'on appelle "hommes politiques ivoiriens".
L'histoire de nouveau Premier ministre me parait aussi une grosse distraction pour
nous détourner de la question épineuse du désarmement.
Je suis tout à fait d'accord avec vous. C'est vraiment une distraction et c'est dommage pour notre pays.
Dites-moi, qui est le nouveau Premier minister (Ndlr: notre entretien avec
Georges Aboke a eu lieu avant la désignation de M. Charles Banny)
(Rire) Çe n'est pas le plus important. Peu importe l'identité du prochain Premier ministre.
Il faudra qu'il conduise le pays à la paix.
Mais avait-on besoin de toute une population de candidats pour ce poste?
C'est justement ce que je vous disais tout à l'heure à propos de la classe politique ivoirienne. Tous ces
gens qui s'agitent ne le font pas dans l'intérêt national mais dans leur propre l'intérêt. Certains parmi
eux ont été ministre pendant 20 ans dans ce pays mais il continuent de s'agiter et veulent encore
devenir ministre.
Nous voyons des gens qui viennent ici la nuit voir le président et dire qu'ils ont un beau
visage et que c'est eux qui ont le profil du Premier ministre.
Des visiteurs nocturnes qui sont apparemment d'autres formations politique?
Je ne citerai personne mais regardez bien: lorsqu'un Premier ministre sera designé, les mêmes se
débattrons encore pour être ministres. C'est triste tout cela.
M. Aboke, nous achevons ainsi cette entrevue...
Je salue votre initiative. A mes compatriotes, je voudrais simplement dire qu'il faut qu'ils reflechissent
par eux-mêmes. Ils doivent se départir des politiciens et réflechir eux- mêmes à la situation de notre
pays. Ces politiciens n'ont aucun sens de l'intérêt national. Tout ce qu'ils font vise leurs
l'intérêts personnels.
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