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Georges Aboké:" Je n'ai pas une âme d'assassin "
Une interview realisée par Bamba Abdoul Karim Image Cesar Adohi
En dehors de la Côte d'Ivoire, ils ne sont pas très nombreux les Ivoiriens qui peuvent vous dire avec
exactitude, là où s'est retranché Georges Aboké depuis son départ de la RTI. L'intéressé lui-même ne fait
aucun effort dans ce sens, estimant qu'on l'a suffisamment vu.
Rezoivoire.net est allé dénicher pour vous Georges Aboké: là où il se trouve réellement: à la Présidence de la
République. Entretien
Georges Aboké
Rezoivoire.net: la télévision ivoirienne semble avoir fait
un "black out" sur vous. Quel est aujourd'hui votre nouveau tempo; où se cache Georges Aboké?
Georges W. Aboké (souriant): C'est vraiment le lieu de le dire. Après mon
départ de la télévision, le Président de la République m'a confié une nouvelle fonction et de nouvelles
responsabilités.
Quelle est exactements la nature de ces nouvelles responsabilités
Je suis conseiller spécial auprès du chef de l'Etat et je suis chargé des reformes en matière de communication
Ah bon, parce que la communication présidentielle est défaillante? Que reformez-vous
exactement
Non, attendez. Je ne fais pas ce travail parce qu'il y a défaillance. Vous savez bien que le secteur de la communication est un
secteur à la fois vaste et important qui a besoin d'une grande attention.
Surtout lorsqu'il s'agit de la Présidence…
Il ne s'agit pas que de cela. Je parle de la communication dans son ensemble. La presse écrite,
l'audio-visuel etc. tout cela a besoin d'être reformé
Votre départ de la télé a suscité une grande controverse. Les rebelles estiment par
exemple que vous étiez mêlés à une tentative d'assassinat de leur chef, Soro Guillaume. Quel a été le degré
de votre implication dans ce "complot" ?
(sourire) Ecoutez, je n'ai même pas envie de parler d'un tel sujet.. Sachez simplement que je n'ai même
pas une âme d'assassin. Tuer une personne ne m'a jamais traversé l'esprit. Cela n'est pas du tout conforme à ma
nature. Je ne pouvait donc pas être mené à un projet d'assassinat de qui que ce soit.
Dites-moi alors ce qui s'est passé lors de la fameuse visite du chef rebelle à la RTI. Je
précise que vous étiez responsable de cette structure au moment des faits...
M. Soro Guillaume, ministre de la communication decide de visiter les installations sous sa tutelle. Nous
étions avec lui au cours de cette tournée. Certains sites avaient déjà été visités. L'étape de la RTI a été
une étape particulière. Avant même d'y arriver, nos portables n'ont pas arrêté de crepiter.
Et que vous disaient vos correspondants?
Que de nombreux manifestants étaient devant la RTI pour protester et lyncher Soro. L'atmosphère était tendue
Qu'avez-vous fait face à la menace qui pesait ainsi sur votre visiteur?
J'ai proposé un report de la visite mais cela a été refusé par le visiteur qui tenait absolument à sa visite.
De quel moyen disposait donc le chef rebelle pour se rebeller de cette facon?
Je n'en sais rien. Il m'a dit que le ministre de la sécurité se chargerait de tout.
Vous êtes donc allés à la maison de la télévision. J'imagine que Soro n'a pas reçu un
bouquet de fleur à l'entrée. D'abord, comment avez-vous eu accès aux locaux?
Par l'arrière, pour éviter les manifestants
Alors où est le problème? je ne vois pas comment le chef rebelle a été attaqué à
l'interieur de vos locaux
Des manifestants y ont pénètré. Nous avons tenté de le protéger en le cachant quelque part. C'est de la que les
forces de sécurité sont venus le chercher. Cela fait vraiment sourire quand on dit que j'étais impliqué dans
une tentative d'assassinat.
A suivre
Ne manquez pas la suite de cet entretien. Dans la seconde partie, Georges W. Aboké parlera de sa fonction de
conseiller spécial du chef de l'Etat, de ses rapports avec Laurent Gbagbo, de l'opposition et de la crise
ivoirienne
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