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Diplomatie ou Diplomentir ? Edwige AKA
Guy André Kieffer
Ah ces hommes publics ! Qui aurait imaginé que Nicolas Sarkozy pouvait royalement oublier la disparition de son compatriote Kieffer toutes les fois que l'honneur lui était fait de rencontrer le président ivoirien ?
Et tous ces émissaires reçus en audience par le Président ivoiriens à propos de ce sujet ? Des questions, il n'en manquera pas mais contentons nous de répéter simplement ce que monsieur Henry DOMENACH, rédacteur en chef du magazine français ARIANE avait dit du président français : « il est ridicule ! »
Ridicule mais pas rigolo parce que lui, a ses priorités.
Une disparition d'homme pour qui une puissance nucléaire engage une enquête ordinaire sous des apparats diplomatiques tandis que l'on refuse de s'interroger sur la disparition de plusieurs soldats dont la mort a été annoncée au peuple français.
Les officiels français savent bien se tirer d'affaires. Mais il ne faut pas oublier que l'image d'une puissance nucléaire s'entretient et se fait tenir en respect par le reflet qui en découle. De Chirac à sarkozy, les français ont été servis sur les plateaux de télévisions de la plus maladroite manière qui soit : La visite du guide libyen l'atteste et « le talk de Paris » de la chaine française France24 avec le Président ivoirien le confirme.
A GBAGBO, Sarkozy n'a jamais parlé de Kieffer. Pourtant l'homme a crié fort qu'il en ferait une priorité. Chez les FARC, pour le cas d'Ingrid BETANCOURT, l'homme a servi aux français et aux opinions publiques internationales de la sarkomania : allez y comprendre quelque chose.
La France qui se croyait investie dans un rôle de gendarme du continent noir sera obligée de se mettre au pas du réalisme international. La télé sait faire du spectacle, mais les acteurs de ce spectacle ne sont pas virtuels pour maintenir pendant longtemps le suspens.
Kieffer a disparu et Ingrid BETANOURT est encore aux mains des FARC : fasse Dieu que ses vies soient sauvées. Mais de grâce, n'en faisons pas une prestation d'exhibitionnisme diplomatique. Autrement, la diplomatie risque de se muer en « Diplomentir » !
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