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Des plaintes contre l'Onuci, la Licorne et les FDS à l'horizon
Abidjan, de notre Correspondant politique*
L'un des avocats des victimes de la guerre en Côte d'Ivoire, Me Lohourougon Attéa-Hamza était à Duekoué, du mercredi 8 au Jeudi 9 juin derniers, et a visité les sites du village de Guitrozon et de Petit Duekoué ainsi que les centres de déplacés de la ville de Daloa.
Des villages entiers incendiés
Au terme de cette visite,l'avocate s'est adressée aux parents des victimes (tuées ou blessés) dans les barbaries de la nuit du mardi 31 mai au Mercredi 1er juin, où des individus non encore identifiés, ont incendié des cases alors que leurs habitants y dormaient, et découpé d'autres à la machette. Me Attéa dit être venue pour recueillir des témoignages des populations autochtones notammement.
"Je ne peux pas vous défendre si vous ne dites pas la vérité, si je dois porter plainte contre quelqu'un. Et aujourd'hui je suis en mesure de vous dire que je porterai plainte contre l'Onuci qui était là quand on a détruit Guitrozon et qui n'a pas porté secours", a assuré l'avocate ses potentiels clients.
Pour elle, la Force Licorne et les troupes onusiennes, des bangkladais, sont passibles de poursuites judiciaires pour "non assistance à personne en danger"
Aussi l'abondance de "fosses communes" dans l'ouest, une zone sous contrôle de l'Onuci, de la Licorne et les Fanci est un élément suffisant pour reprocher quelque chose à ses trois forces militaires. Ainsi, embouche t-elle la même trompette que les autochtones Wê ou Guéré qui en veulent à ces troupes pour "légèreté" et les tiennent responsables de leurs malheurs.
La présidente du Collectif des victimes de guerre a pendant son séjour, invité les rescapés à dire la vérité et à dénoncer les suspects. "des jeunes volontaires pour recenser: les blessés, ceux qui sont décédés, leurs parents,leurs ayants droits, les enfants" ont été motivés à prêter leurs services.
Le Collectif a été mis en place depuis qu'est survenu une accalmie dans la crise ivoirienne. Il compte selon sa présidente sur "une collaboration sincère" des populations Wê en particulier pour ester en justice. La situation qui prévaut à l'ouest est une suite de "crimes contre l'humanité" avait observé le président de la république, qui s'est lui-même rendu sur les lieux le mardi 14 juin dernier.
Alain KAMY
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