|
Les autochtones Wê exigent des « sanctions exemplaires » contre l'Armée.
Abidjan, de notre Correspondant politique*
Les récents déroulements de l'actualité sur la situation qui a prévalu a Duékoué, avec les tueries massives de populations Wê, sont les raisons de la colère des ressortissants de cette partie du pays, contre l'armée ivoirienne.
Le chef du village de Blodi abattu sur la terrasse de sa villa
La mutuelle de développement du village de Guitrozon et du quartier de Petit Duekoué, les deux sites dont des habitants ont été l'objet d'agressions meurtrières dans la nuit du mardi 31 mai au mercredi 1 er juin, a donné de la voix.
Dans une conférence de presse le président de la cette mutuelle a en effet exigé des « sanctions exemplaires contre les éléments du contingent » militaire en poste au corridor près des deux localités sinistrées.
Selon M. Ricardo Somone(car c'est de lui qu'il s'agit), les Forces de défense et de sécurité ont fait preuve de « légèreté » dans leur devoir de veiller à la sécurité des populations et leurs biens. Il condamne fermement la dérive barbare qui a causé la mort de plus de 100 villageois avant de demander instamment que le contingent fautif soit « immédiatement » relevé de ses fonctions. Cependant, le conférencier a appelé ses parents Wê à garder toute leur sérénité afin, dit-il, de « penser au lendemain des générations rescapées ». Dans cet appel, M. Somone invite aussi les autochtones Wê à poursuivre leurs relations fraternelles avec les allogènes. Et surtout « à ne pas se livrer à des actes de vengeance ».
Depuis les évènements qui ont endeuillé la communauté Wê ou Guéré de l'ouest du pays, l'élite a entrepris de semer la paix dans les cœurs endoloris des Ivoiriens et des leurs. De nombreuses missions tant gouvernementales que civiles ont ainsi été effectuées pour faire soit des dons aux populations sinistrées soit pour inviter les différentes communautés ivoiriennes et étrangères à entretenir de bonnes relations.
A.Kamy
|