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Salon International du Livre d'Abidjan
Edition en côte d'ivoire

I. HISTORIQUE

L'édition en Côte d'Ivoire commence en 1960, avec l'accession du pays à la souveraineté nationale.

La première maison d'édition, CEDA est située, dès sa création, aux "60 logements" du Plateau, l'un des plus beaux immeubles de l'époque. En réalité, CEDA, Centre d'Edition et de Diffusion Africaines, jouait un rôle de représentant : il distribuait effectivement des ouvrages scolaires pour la plupart, édités par Hatier et Didier, ses principaux actionnaires français.

Parallèlement à cette structure, INADES-EDITION voit le jour en 1960 également, à l'initiative des Pères jésuites, pour promouvoir essentiellement des ouvrages pratiques en rapport avec le développement économique et social. Cependant, très rapidement, INADES-EDITION va aller plus loin en publiant des ouvrages d'enquêtes sur la jeunesse, la femme et la spiritualité.

Avec la création des Nouvelles Editions Africaines (NEA) en 1972, l'édition ivoirienne va connaître un grand essor. Société Multinationale, Les Nouvelles Editions Africaines ont été créées à l'initiative du Président Léopold Sédard Senghor, Président de la République du Sénégal à l'époque, et membre de l'Académie Française depuis 1983. Le siège des NEA se trouve à Dakar. Deux bureaux sont ouverts à Abidjan et Lomé. Le bureau d'Abidjan va se développer très rapidement à la faveur de la réalisation de tous les ouvrages de l'enseignement primaire que le Gouvernement Ivoirien lui confie à partir de 1980. Des millions d'exemplaires seront produits avec l'appui technique et financier d'EDICEF, l'un des cinq actionnaires des NEA avec Armand Colin, Nathan, Seuil, et Présence Africaine. Grâce à l'activité scolaire, les NEA vont se lancer dans l'édition de nombreux ouvrages de littérature : romans, littérature enfantine, beaux livres, essais, encyclopédies, etc.

En 1982, l'Etat ivoirien, actionnaire dans les deux sociétés CEDA et NEA, procède à un partage équitable des nouveaux ouvrages du primaire avec la collection Ecole et Développement. La concurrence qui va s'instaurer entre ces deux structures impulsera une nouvelle dynamique à l'édition, transformant considérablement le paysage littéraire. On voit de nombreuses émissions de littérature à la radio et à la télé, des pages littéraires dans les quotidiens et les hebdomadaires. On assiste à de nombreuses expositions de livres, à des dédicaces d'ouvrages...

En 1988, Les Nouvelles Editions Africaines sont dissoutes. La totalité des éléments d'actif et de passif de N.E.A-Abidjan est repris par l'Etat de Côte d'Ivoire. En vue d'assurer la liquidation de cette structure, l'Etat ivoirien crée par arrêté ministériel 88/MEF/ME du 13 avril 1989, le Bureau Ivoirien des Nouvelles Éditions Africaines (BINEA). En 1990, l'Etat privatise le BINEA. De cette privatisation vont naître, le 26 novembre 1992, les Nouvelles Editions Ivoiriennes, avec la participation d'EDICEF (filiale du groupe Hachette) qui détient 29 % du capital.

En dehors des trois maisons décrites ci-dessus, certaines structures éditoriales plus ou moins modestes se sont installées qui se caractérisaient au départ par la faiblesse de leurs tirages et du nombre de titres publiés par an, avec une prédilection pour les publications à compte d'auteur. Parmi ces maisons, on peut citer le PUSAF (ouvrages universitaires), PETITE FLEUR (dont la vocation première était la publication de livres pour enfants) qui deviendra plus tard PASSERELLE, EDILIS devenu depuis le troisième grand éditeur ivoirien, NETER porté plutôt vers la coédition, les Editions BOGNINI, du nom de son fondateur écrivain et fonctionnaire à la retraite, PUCI, la toute dernière née aux grandes ambitions.

En 1999 et 2000, CEDA et NEI sont cotés en bourse. On compte parmi leurs actionnaires EDICEF, Hatier, des éditeurs canadiens, belges et africains, ainsi que des personnes privées africaines.

II. L'ÉDITION AUJOURD'HUI

Tous les éditeurs ivoiriens sont membres de l'ASSEDI (Association des Editeurs Ivoiriens).

1. Liste des éditeurs ivoiriens

CEDA
NETER
EDILIS
AKOHI
BOGNINI
NEI
PUSAF
PUCI
UNIVERS EDITION

2. Edition à compte d'auteur

Quelques auteurs en Côte d'Ivoire publient leurs ouvrages à compte d'auteur. Les livres ainsi publiés souffrent pour la plupart d'une mauvaise distribution. Les avantages indéniables de ce mode d'édition est la certitude pour l'auteur de voir son oeuvre publiée.

III. - LES ATOUTS DE L'EDITION IVOIRIENNE

L'édition ivoirienne bénéficie de nombreux atouts. Nous en citerons quelques uns.

1. Economie

La Côte d'Ivoire est un pays prospère. Remarquable en raison de son dynamisme et de l'essor de son marché, elle demeure un pays essentiel dans la sous-région.

2. Education

Le taux de scolarisation élevé est l'un des plus forts d'Afrique noire avec 74 % des différentes classes d'âge.

3. Ecrivains

Si la Côte d'Ivoire est très connue pour son café et son cacao, elle possède aussi une grande richesse intellectuelle et culturelle. Le pays a donné à l'Afrique des écrivains qu'on peut classer parmi les plus célèbres et les plus talentueux. Le nombre de prix littéraires est l'un des plus élevés du continent. Citons au passage : Ahmadou Kourouma, Bernard B. Dadié, Jean-Marie Adiaffi, Bandaman Kouakou Maurice, Kitia Touré, Fatou Kéïta, Tanella Boni, Véronique Tadjo, Aké Loba, Niangoran Bouah Georges, Amon d'Aby, Zadi Zaourou.

4. Illustrateurs

La littérature enfantine ivoirienne connaît un énorme succès dû non seulement à des auteurs hors pair, mais aussi à des illustrateurs de talent dont la notoriété dépasse largement les frontières du pays. On peut citer ici Annick Assemian, Claire Mobio, Benjamin Kouadio, Alassane Zohoré, Abraham Niamien...

5. Composition et mise en page

Les studios Zohoré et JAV se distinguent particulièrement. Cette dernière structure est devenue un véritable consultant pour les écrivains qui publient à compte d'auteur.

6. Photogravure

Quatre grandes entreprises se dégagent du lot. Ce sont Résoscan, BAT, Magenta et Graphicolor. Elles possèdent les équipements les plus modernes et les plus performants existant.

7. Imprimerie

La qualité d'un livre se juge en grande partie par le travail technique effectué. En Côte d'Ivoire, de grands imprimeurs travaillent régulièrement pour le livre. On peut citer, pêle-mêle, Sii, Rotoci, Unipaci, Safica, Imprisud, 3i. Plus de 7 millions de livres sont imprimés annuellement sur les presses de ces imprimeurs locaux.

8. Promotion

Elle s'articule autour de cinq pôles :

Presse : le nombre très important de journaux favorise la promotion des livres. Chaque quotidien, chaque hebdomadaire a une page "culture". La Côte d'Ivoire est l'un des rares pays d'Afrique où les journalistes font de la critique littéraire à travers des pages spécialisées.
Radio et télévision : il existe de nombreuses émissions sur la culture, en général, et le livre, en particulier.
Expositions : rares sont les foires et expositions qui se déroulent chaque année sur le territoire ivoirien sans un volet "livre".
Dédicaces : c'est l'une des grandes particularités de l'édition ivoirienne. Chaque sortie de livre est accompagnée d'une signature ou dédicace, souvent présidée par une personnalité politique. A cette occasion, les éditeurs engagent des actions publicitaires. Au niveau de la littérature enfantine: les auteurs se rendent dans les écoles pour rencontrer les enfants et leurs parents.
Bibliothèques : Presque toutes les grandes communes du pays ont des bibliothèques. Celle de la municipalité d'Abidjan compte à elle seule des milliers de livres et des millions de lecteurs.

9. Distribution du livre

A Abidjan et à l'intérieur du pays, la Côte d'Ivoire dispose d'un réseau de libraires organisé et performant. On peut citer la Librairie de France (avec des succursales dans de nombreux quartiers d'Abidjan et les principales villes de province) ; Les Nouvelles Librairies de Côte d'Ivoire (à Bouaké et à Yamoussoukro) ; la Librairie du Parc ; la Librairie Carrefour ; la Librairie Sodya, etc.Toutes ces librairies vendent le livre toute l'année. En outre, le pays compte plusieurs grands distributeurs de livres que sont EDIPRESSE, SALIPACI, CNCI et TCR. Grâce à leur efficacité, un livre mis en vente à Abidjan le matin peut être disponible aux quatre coins du pays en deux, trois ou quatre jours.

CONCLUSION

C'est à travers l'épanouissement de la culture ivoirienne sous toutes ses formes, transmise par le livre, et par l'utilisation des techniques évolutives de communication entre les hommes, que l'économie ivoirienne en croissance trouvera la place qui lui revient dans l'économie mondiale. Le livre et tous les actes qui concourent à en faire un produit essentiel à l'Education et à la Culture de l'écrit reste, économiquement et culturellement, un gage de vitalité et de force pour "l'Eléphant d'Afrique".

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