|
les Académiciens ivoiriens rendent hommage à Césaire, l' humaniste. Raymond Alex Loukou [ 27/5/2008 ]
On ne pouvait pas trouver meilleur endroit que l' Assemblée Nationale pour rendre hommage à un homme du peuple comme Aimé Césaire, qui a consacré toute sa vie à défendre les opprimés du monde. A l'initiative de l'ASCAD ( Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d'Afrique et des Diasporas africaines ) la nation ivoirienne a célébré le jeudi 22 mai à titre posthume, la mémoire du dernier piller de la négritude en présence du Président Laurent Gbagbo.
Pour le Vice-Président de l'ASCAD le Prof. Barthélèmy Kotchy à qui l'honneur est revenu de situer l'enjeu d'un tel hommage, Aimé Césaire est un homme de culture dont la justesse du combat a dépassé les frontières de sa Martinique natale pour éclairer les autres peuples épris de liberté. C'est à juste titre qu'il a salué la mémoire de cet éminent homme d'Etat doublé d'un écrivain accompli qui a mis sa plume au service des damnés de la terre.
l'académicien a, par ailleurs dit sa gratitude au Président Gbagbo qui a honoré de sa présence cette cérémonie d'hommage, non sans rappeler qu'il a été l'un des rares Chefs d'Etat de l'Afrique Noire Francophone à adresser un message de condoléances à son homologue français Nicolas Sarkozy. Ce rassemblement des hommes de culture est selon le Prof Kotchy, la preuve que l' écrivain a été un homme ouvert à toutes les sources du monde.
La représentante du Ministre de la Culture et de la Francophonie n'a pas tari d'éloge à l'égard du poète qui a donné ses marques à la littérature française et partant à la littérature du monde. Le fait que cet hommage se déroule Afrique est la preuve qu'il y avait un lien fort entre l'écrivain et la terre de ses ancêtres.
Quant à l'Ambassadeur de France, André Janier, cet hommage à l'homme d'Etat est également un hommage à l'ardent défenseur de la langue française que fut Aimé Césaire. Pour lui, Césaire était profondement attaché à la culture française puisque la Martinique est un territoire d'Outre Mer.
Après la série des discours, hommes de Lettres et de Culture qui ont connu Césaire de près ou de loin ont tenu à témoigner sur l'homme, le poète, le politique, le lutteur, l'humaniste. Bref sur l'homme tout court. Le Prof Zadi Zaourou, qui se considère comme disciple de Césaire a souhaité qu'une rue porte le nom de l'illustre disparu.
Le Président Laurent Gbagbo, appelé à dire un mot sur le disparu a simplement salué l' immensité du travail abattu par l'homme d'Etat pour sortir sa race du joug du colonialisme.
Pour Laurent Gbagbo c'est un combat que Césaire a légué à notre génération. Et ce combat doit se poursuivre. En guise de témoignage, le Président s'est appesantit sur la lettre de Césaire du 24 octobre 1956 adressée au communiste Maurice Torrez demandant à ce dernier de laisser les noirs s'émanciper.
Cet hommage à Césaire était ponctué d'intermèdes musicaux, de récitals et de déclamations poètiques qui ont on fait revivre à l' assistance venue nombreuse les " années Césaire ". La cérémonie a pris fin pris par une visite visite guidée qui a permis au public de revisiter les œuvres du " Grand " homme.
|