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L'hommage des Ivoiriens à Aimé Césaire Jack Louamy [ 21/4/2008 ]
Né le 26 Juin 1931 à Basse-Pointe en Martinique, Aimé Fernand David Césaire s'est éteint le 17 Avril dernière, à Fort de France, dans sa 95ème année. Personnalités politiques, et hommes de lettre ivoiriens ont rendu un hommage à ce grand poète qui est l'une des figures de proue de la négritude.
SEM Laurent Gbagbo : Le président Laurent Gbagbo a, dans un message de condoléances adressé à son homologue Français Nicolas Sarkozy réagi, suite au décès de l'illustre dernier pilier de la Négritude.
« C'est avec une vive émotion que j'ai appris le décès de Monsieur Aimé Césaire, pour l'Afrique, le monde noir, la francophonie et notre humanité, un phare vient de s'éteindre », a écrit le Chef de l'Etat ivoirien dans ce message.
Affligé comme de milliers de personnes dans le monde, le président Gbagbo a salué « avec le plus profond respect » la mémoire de l'illustre poète, Aimé Césaire, à la fois « grand homme politique français », décédé jeudi dernier dans un hôpital de Fort-de-France.
Professeur Zadi Zaourou : Le professeur et écrivain ivoirien Bernard Zadi Zahourou dans un hommage à Aimé Césaire a déclaré que l'écrivain Martiniquais était un Dieu de la maîtrise de la parole et que ces paroles sont édifiantes. «Tous ceux qui l'ont rencontré ne cessent de dire qu'ils ont l'impression de le quitter tout illuminé. Chaque parole de Monsieur Césaire est une parole d'édification. Et ce n'est même pas qu'il raisonne en philosophe, mais il n'y a pas une seule seconde où il cesse d'être poète. Or, la poésie est avant tout un art de séduction », a confié Zadi Zaourou.
Aussi, n'a-t-il pas tarit d'éloges sur les qualités humaines de l'homme qu'il a trouve simple avec une approche facile. «La simplicité est la chose la plus effarante chez Césaire. C'est un aspect de l'homme qui est très séduisant », a-t-il ajouté.
A en croire Zadi Zahourou, « la qualité des œuvres qu'il laisse le rend tellement respectable ».
Dr Cissé Bacongo : Le Ministre Ivoirien de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Ibrahim Bacongo a quant à lui qualifié Aimé Césaire d'« homme d'exception qui a marqué son temps et ce siècle ».
Dans l'hommage qu'il a rendu au défunt, il estime que son décès est une grande perte pour le milieu universitaire. Le monde et le milieu universitaire perdent ainsi un des hérauts ou héros de la lutte émancipatrice des peuples. Mais, l'écrivain, le poète et le dramaturge, meurent-ils ?, s'est interrogé Cissé Ibrahim Bacongo.
Selon le ministre, Césaire n'était plus le fils de la Matrtinique, mais celui du Monde entier.
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