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La Carte d'identité (1981) de Jean-Marie ADIAFFI [ 19/8/2007 ]
Mélédouman, un prince agni, est arrêté car il n'est pas en possession de sa carte d'identité. Emmené en prison, il est interrogé. Libéré mais devenu aveugle à la suite de mauvais traitements, il est condamné à retrouver ses documents dans les sept jours.
La suite sera une véritable quête... d'identité, que le romancier ivoirien a choisi de rythmer selon le calendrier traditionnel agni. Les sept jours de la semaine devenant l'occasion de diverses rencontres vécues comme autant d'épreuves initiatiques. Jean-Marie Adiaffi invite ainsi à la rencontre des mythes occidentaux et africains.
Le parcours emprunté par le héros aveugle donne au sujet de son intrigue (la critique de l'administration et de ses abus de pouvoir) une originalité incontestable et une évidente valeur symbolique à son roman. Un premier roman qui ne fut pas suivit de l'œuvre que l'on pouvait espérer. A signaler toutefois un recueil de poèmes D'éclairs et de foudres et un album superbement illustré et destiné aux jeunes lecteurs : La Légende de l'éléphanteau.
La Carte d'identité, Hatier "Monde noir poche", 1981.
Jean-Marie Adiaffi (1941 - 1999)
Jean-Marie Adiaffi né en 1941, a signé en 1980, avec son premier roman, " La Carte d'identité ", une forme de fable moderne sur l'affrontement des différences, et les lourds malentendus qui naissent, entre des systèmes de valeurs trop éloignés.
Né en pays agni, à l'est de la Côte d'ivoire, en 1941, il a fait des études de cinéma à l'IDHEC, à Paris, et il a fréquenté le studio école de l'OCORA, avant de changer brusquement de voie, d'étudier la philosophie en Sorbonne, et de rentrer en Côte d'ivoire pour y enseigner. La richesse de son parcours personnel affleure derrière les rebondissements de son roman, où se mêlent plusieurs traditions littéraires.
Jean-Marie Adiaffi est décédé le lundi 15 novembre 1999
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